Cet page pourrait être plus longue, il y aurait beaucoup à développer. Le sujet est divisé en trois parties qui peuvent être lues successivement, ou une après l’autre.
Je propose un exercice: lisez les références bibliques notées. Imprégnez-vous en. Puis confrontez-les avec votre idée de l'enfer, celle que vos neurones ont culturellement enregistré. Comme je le propose aussi dans la 3ème partie, vous avez peut-être trouvé d'autres références qui contredisent les miennes. Faites m'en part.
Partie 1
L'âme immortelle est un concept d'origine grecque et plus généralement païenne car presque toutes les civilisations imaginent un devenir après la mort. Par contre aucune mention de cette immortalité n'est présente dans le Tanakh.
L’enfer. Ce terme n’est pas dans la bible. On en trouve divers autres comme sheol, géhenne, étang de feu.
La notion d’enfer est d’origine païenne, mythologique, par exemple le dieu des enfers Hades et les abondantes "sagas" qui lui sont associées, et utilisée par les écrivains et poète de l’antiquité grecque ou latine, ainsi que dans d'autres mythologies de par le monde.
Au cours de l'histoire, les doctrines de l'enfer païen (et du purgatoire) se sont introduites dans le judaïsme, puis dans la chrétienté,
Puis il a été repris par Dante Alighieri - 1265-1312 - dans la « Divine comédie » Il y décrit cet enfer, le purgatoire et le paradis. Toutes les images que nous pouvons avoir en tête à ce sujet proviennent de cette œuvre et des développements iconographiques qui en ont été faites.
Peu importe les représentations que nous pouvons avoir. Voici ce que j’ai trouvé, ou plutôt que je n'ai pas trouvé dans ma bible.
- le paradis : lire apocalypse 22 où est décrite la Jérusalem céleste. On voit que cela n’a rien à voir avec nos éventuelles représentations mentales héritées.
- le purgatoire : aucune référence.
- l’enfer : aucune référence.
Par contre, voici des notions exprimées dans les écritures:
- le sheol, traduit maladroitement « séjour des morts » dans le b’rit Hadascha (NT). Sheol veut dire tombe, fosse. On comprend par Yeshoua qu’il s’agit d’un lieu d’attente provisoire avant les jugements finaux. Voir Luc 16.19 à 31.
- la géhenne et son feu : est évoqué par Yeshoua (Matthieu 5.22 ; 5.29 et 30 ; 10.28 ; 18.9 : etc. Le nom « géhenne » provient d’un lieu à l’extérieur de Jérusalem destiné à la destruction des ordures. Il ne s’éteint pas tant qu’il y a des ordures. Notez ceci: on y amène des ordures pour les détruire.
- l’étang de feu : y sont destiné, la bête et le faux prophète, tous ceux qui ne seront pas inscrits dans le livre de vie et finalement, satan et ses troupes.
Il est certain que les passages d'Apocalypse 20 qui parlent de cet étang sont apparemment en contradiction avec la démonstration qui suit. Ils demandent un autre article.
Voir article sur "l'étang de feu"
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Partie 2
Maintenant, je vous laisse avec une série de citations bibliques brièvement commentées.
1-
« YHAVH Adonaï Elohim donna ce commandement à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » Genèse 2.16-17
Parenthèse :
Qui mourras ? Le corps dAdam ? Son âme ? Ou une autre partie hypothétique de lui-même. ?
Qui est Adam ? Il est écrit qu’il devint une « âme vivante ». Ce fut le don d’Elohim par Son Souffle. Donc de cette origine une identité qui fait l’homme à l’image de son Créateur.
Donc, qu’est-ce qui mourra ? Ce qui vient d’Elohim et qui n’a plus accès à l’arbre de vie.
Ce qui mourra ? nous avons la réponse : outre son corps qui redevient poussière, l’âme de l’homme qui n’a plus accès à cet arbre de vie.
2-
« Car le salaire du péché, c’est la mort » Romains 6.23
L’apôtre corrobore le « tu mourras » de la genèse. Il ne dit pas "tu brûleras pour l’éternité". D’ailleurs cette phrase beaucoup utilisée par des prédicateurs d'hier et d'aujourd'hui est absente de la bible.
3-
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. » Jean 3.16
Ce verset est tellement connu qu’on ne fait plus attention à son contenu.
Notez bien que Yeshoua dit « périsse » et non "ira en enfer."
4-
« L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » Ezéchiel 18.4
Le prophète répète deux fois cette phrase dans ce chapitre. Ceci corrobore ce que nous développions plus haut à propos de l’âme d’Adam et son identité. L’ âme qui pèche meurt.
5-
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme, craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. » Matthieu 10.28
Cette fois notre Adon Yeshoua nous donne la clé de ce qu’il entend en utilisant la comparaison avec la géhenne lieu de destruction des ordures.
Il affirme ici que l’âme est périssable. Celles et ceux qui contesteraient sur le fait que « faire périr » ne voudrait pas dire la même chose que « détruire ». Navré mais le même terme grec est utilisé dans les deux cas. Voir les codes Strong de la version Segond 1910 accessibles depuis le premier lien externe mentionné en bas à droite.
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Partie 3
Il est évident que des objections et questions peuvent s'élever parce que des textes peuvent être apparemment en contradiction avec ceux cités ou difficile à comprendre.
Je vais ici citer un de ces textes.
Paul déclare en parlant ici de ceux qui ne seront pas jugés digne du royaume d’Elohim.
« Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force... » 2 Thessaloniciens 1.9
On peut dire qu’une « ruine » peut demeurer éternellement, ce à quoi on peut répliquer qu’une ruine désigne un endroit mort, sans vie - peut-être des tombes.
En fait le mot grec "olethros" signifie aussi destruction (4 acceptions contre 3 pour « ruine »). De nouveau, ruine est à comprendre dans le sens de "destruction".
Finalement, nous dirons :
Que la Parole ne nous trompe pas : mort signifie mort, mourir signifie mourir, destruction signifie bien destruction.
Que Yeshoua en utilisant la comparaison de la « géhenne » parlait bien de ce que fait la « géhenne », à savoir détruire.
Et l’étang de feu, me direz vous. C’est vrai que sa fonction n’est pas développée ici, mais :
nous avons les textes qui nous parlent de mort comme vu plus haut.
La parole ne se contredit pas.
Et le feu est le feu. Il détruit. Notre imaginaire influencé par plus de deux millénaires de croyances et d'imageries a fait de cet étang, l'enfer. Le feu ne conserve pas. Il réduit à rien.
Ezechiel met en opposition la vie et la mort dans son chapitre 18. Paul fait de même; nous citons à nouveau Romains 6 .23
« Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Yeshoua HaMashia, notre Adon. »
Mort et vie éternelle sont mis en opposition.
La vie éternelle est l’espérance de celles et ceux qui croient en Lui, Yeshoua, et Lui obéissent en vue du royaume de son Père, vie éternelle promise.
Nous rendons grâce au Père d'avoir adressé en la personne de son Fils le salut qui nous délivre de la mort, de la destruction et nous rend accessible, si nous le croyons et voulons de tout notre coeur, la vie éternelle.