Le kotel est un vestige de l’enceinte qui entourait le temple d’Hérode. Ce mur avait une fonction qui était de limiter l’accès de l’esplanade du temple aux juifs et aux prosélytes de la religion juive de l’époque. Les goyim n’y étaient pas admis.
Retenons : un mur de séparation.
Ce vestige, le kotel, se situe sur la partie ouest de cette enceinte. En fait, il s’agit d’un mur de soutènement de la colline sous l’enceinte - des pierres plus récentes ont été ajoutée au-dessus du soutènement - . Enterrées, on trouve d’autres portions de ce soutènement dans des zones fouillées par les archéologues.
Retenons : les fondations d’un mur de séparation.
Rappelons :
« Comme Yéshoua sortait du temple et qu'il s'en allait, ses disciples vinrent pour lui faire considérer les bâtiments du temple. Et Yéshoua leur dit: Ne voyez-vous pas tout cela ? Je vous dis en vérité, qu'il ne restera ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. » Matthieu 24.1 & 2
Yéshoua prophétise le sort réservé au temple de Jérusalem. Et en 70, grosso modo vers la fin de l’ère apostolique – sauf Jean -, Titus détruit le temple et de nombreux quartiers de Jérusalem, le tout accompagné de massacres contre ceux qui n’avaient pas fui.
Flavius Josèphe, un juif dans les « bonnes grâces » des romains, en fait le terrible récit sur cette page : LIEN
A suivre plus bas.
Quel est le sens de la prophétie de Yéshoua ?
Il met fin au service du temple par son œuvre. Il est à la fois le Cohen Gadol (souverain sacrificateur) et la victime, et le don de vie nous donne libre accès auprès du Père. Dans ces conditions le service du temple n’est plus requis.
« Puis donc que nous avons un grand et Cohen Gadol (souverain Sacrificateur), Yéshoua, le Fils d’Élohim, qui est entré dans les cieux, demeurons fermes dans notre profession. Car nous n'avons pas un Cohen Gadol (souverain Sacrificateur) qui ne puisse compatir à nos infirmités, puisqu'il a été tenté de même que nous en toutes choses, si l'on en excepte le péché. Allons donc avec confiance au trône de grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable. » Hébreux 4.14 à 16
« Aussi le Mashiah ne s'est point attribué la gloire d'être Cohen Gadol (souverain Sacrificateur), mais il l'a reçue de celui qui lui a dit: C'est toi qui es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui. » Hébreux 5.5
Yéshoua est le Cohen Gadol (Souverain sacrificateur). Sa vie sans péché et Son propre sacrifice assure cette fois un culte parfait car le précédent, dans la tente d’assignation et dans le temple ne l’était pas.
« Mais le Mashiah, le souverain sacrificateur des biens à venir, ayant passé par un tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'a point été fait de main, c'est-à-dire, qui n'a pas été construit par les hommes, est entré une seule fois dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs ou des veaux, mais avec son propre sang, nous ayant obtenu une rédemption éternelle. » Hébreux 9.11
« Car le Mashiah n'est point entré dans le sanctuaire fait de la main des hommes, et qui n'était que la figure du véritable; Il est entré dans le ciel même pour comparaître maintenant pour nous, devant la face d’Élohim » Hébreux 9.24
Donc le temple fait de main d’homme n’a plus son utilité. D’autres passages nous disent que les membres de Sa qehila sont Son temple. Et par Lui, nous avons accès au lieu très saint qui est au ciel, le trône de son Père.
A suivre plus bas.
Un regard plus ou moins subjectif.
Je me suis rendu deux fois en Israël et, bien sûr, deux fois je me suis rendu devant le kotel comme font les touristes.
Une seule chose m’a frappé positivement : la piété, l’ardeur de quelques juifs devant ce mur. Pour certains on voyait qu’ils étaient présents de façon usuelle, par tradition, mais sans réel engagement, pour d’autres seulement par curiosité, probablement des touristes en majorité.
Par ailleurs, à l’époque, je ne savais pas pourquoi, mais j’éprouvais un malaise devant ce mur, une gêne, une incompréhension. Bien sûr, ces pierres ont une grande signification pour les juifs retrouvant une pièce de leur patrimoine. Et je respecte profondément cela. Aujourd’hui, j’ai pu mettre quelques mots sur ce malaise. Le chapitre précédent « Quel est le sens de la prophétie de Yéshoua ? » donne déjà une réponse : le temple n’a plus sa place dans « l’économie spirituelle » actuelle du royaume d’Élohim.
Réfléchissons encore: en se référant au kotel, on s’incline devant un monument qui signifie historiquement « SEPARATION ». Séparation des juifs et des goyim. Le symbole est puissant… et pour ma part, gênant.
Dernière remarque, la plus subjective de toutes : quand je pense au kotel, je pense « cul de sac ».
A suivre plus bas.
Conclusion.
A part la brève analyse des textes de l’épitre aux hébreux que je tiens pour sûre, le reste subjectif peut être relativisé, sauf ce fait: le mur d'enceinte du temple était vraiment un mur de séparation. Considérez seulement ces deux faits qui résument l'essentiel de cet article: le kotel est un vestige remplit de sens, un mur de séparation. Ce qu'il protégeait a été détruit de part un acte prophétique de Yéshoua lui-même.
Yéshoua nous enseigne que le temple fait de mains d’homme devait être détruit. Ce que les romains s’employèrent à exécuter quelque 40 ans plus tard.
Il nous est clairement affirmé – l’épitre aux hébreux – que l’ancien sacerdoce avec son temple et ses rituels est désormais désuet parce qu’il n’était pas parfait. Un sacerdoce parfait l’a remplacé. Des études sur ce sacerdoce ancien montreraient que chaque rituels, objet du culte lévitique et bâtiment sont des représentations prophétique de l’oeuvre du Mashiah.
« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, ... » 1 Pierre 2.9
Le sacerdoce lévitique est aboli et remplacé par celles et ceux qui croient en Yéshoua et qui obéissent au Père comme Lui, le Fils a obéi.
Puis ce fondement de mur, le kotel, nous rappelle la séparation entre juifs et goyim, séparation qui n’a plus lieu d’être. « Il n'y a plus ni juif, ni grec ». Galates 3.28. En fait, personnellement, le kotel me rappelle qu’il y a toujours des juifs et des grecs (goyim).
Ensuite, je trouve triste que certains veuillent reconstruire le temple. Il s’agit là de tenir pour nul le don du Fils à Israël. Mais on connaît le problème : sans la foi au Fils d’Elohim, il peut paraître légitime de reconstruire.
A partir de ces constats, chacun peut se faire sa propre idée, avoir son propre regard. Mon respect pour les juifs est grand et je n’entrerai pas en contradiction avec eux… Dans la mesure où Yéshoua le Mashiah n'est pas reconnu en tant que tel, la passion pour ce pan de fondations est compréhensible.
Évidement, le mur de séparation dont parle Éphésiens 2.14 existe encore sous bien des aspects, les principales situent entre le fait d’une part de croire en un « iésu » qui n’est pas Yéshoua de Nazareth et d’autre part de ne pas reconnaître pleinement ce dernier comme le Mashiah d’Israël, serviteur souffrant et bientôt, de façon visible, Roi des Rois et Adon des Adon.
« Car c'est lui qui est notre paix, et qui des deux peuples n'en a fait qu'un, en abattant le mur de séparation... » Éphésiens 2.14
Encore une fois, la prière de Yéshoua sera exaucée.
Prières de Yéshoua :
« ...tu m'exauces toujours… ». Matthieu 11.42
« ...garde en ton nom ceux que tu m'as donnés, afin qu'ils soient un, comme nous. » Jean 17.11
Nous ne sommes pas encore UN (unis). Nous le serons, du moins avec ceux qui auront vécu un moment de teshouva (repentance) comme Juda en ces moments futurs et cruciaux.
« Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi... » Zacharie 12.10