Généralités sur le Zohar
1- L’ouvrage: Sepher ha-Zohar (Le livre de la splendeur).
Il est écrit en araméen. Dans sa traduction française, il est divisé en 7 livres : 4 concernent la Genèse, puis Ruth, Cantique des Cantiques et Lamentations.
Son postulat est que les textes du Tanakh comportent une dimension allégorique. Il utilise beaucoup dans ses démonstrations l’analogie (comparaison) ainsi que la gématrie. Il s’agit, sans aucun jugement encore sur le fond, d’un ouvrage très complexe.
Citation : « Il est évident que dans chaque parole gît un mystère profond et les mondes inférieur et supérieur sont pesés sur la même balance (c'est-à-dire : mais tout ce qui vient d’en haut doit tout d’abord, pour devenir accessible, revêtir une enveloppe mortelle). » Ceci confirme que le Zohar recherche un sens caché.
Selon un traducteur : « la Bible est un document chiffré, au sens où ses récits ne sont qu’un voile qui cache un système de pensée et un savoir très précieux portant sur la structure du monde, de l’homme et de Dieu. »
Non, non et non... nous nous élevons contre ces affabulations empruntées au paganisme comme nous le verrons par ailleurs.
2- L’époque du zohar
Son origine est contestée. Une chose certaine : on doit sa reconnaissance à un rabbin d’Espagne (et son école ?) espagnol du XIIIème siècle proche d’autres mouvements juifs ésotériques. Il est probablement la compilation de sources plus anciennes qui remontent selon certains au IIème siècle.
Il existait divers courants dans le judaïsme au XIII ème siècle. Certains contestaient le Talmud. Ce nétait pas le cas du zohar, aussi a-t-il obtenu la faveur des rabbi.
Au travers des siècles le zohar sera lui-même commenté et soumis à diverses exégèses. Ces exégèses constituent des "cabales" (Kabala). Nous mettons ce terme au pluriel... Il existe en effet diverses écoles cabalistiques.
3- Le but du zohar
a - Dans le zohar, le thème de la mort, qui paraît à première vue extrêmement éclectique, obéit à une logique interne qui est celle du postulat fondamental du judaïsme, à savoir l'unité d’Elohim et, corrélativement, l'unité de l'homme fait à son image. La mort brise cette unité.
La mort est l’ennemie. Le processus du zohar a pour but de lutter par diverses étapes de transformation contre cet état de fait. D’éclaté l’homme va en venir à trouver son unification.
La mort est ainsi considérée comme le mal absolu dans la tradition juive, dont le dieu est un dieu vivant, et un coup d'oeil dans la Genèse nous rappelle qu'elle ne fait pas partie du projet initial de la Création, du moins en ce qui concerne la mort de l’âme.
Le salut de l’individu, le salut de son âme aussi bien que le bien-être de son corps, dépendent du déchiffrage du texte saint, selon les propositions du zohar.
Note : l’apôtre Paul affirmera aussi que la mort est l’ennemi. Rappel : elle a été vaincue en Yeshoua Ha Mashia, Son Père L’a ressuscité des morts, approuvant sa parfaite obéissance de Fils bien-aimé. Tout pouvoir lui a été donné, même le pouvoir sur la mort qu’Il éliminera en la jetant dans l’étang de feu. Toute initiative vient du Père, par Son Fils. Pas de l’homme. Affirmer le contraire c’est s’opposer au créateur, initiateur de toutes choses. Pas de l’homme, encore une fois.
« Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort. » 1 Corinthiens 15.26
« Yeshoua Ha Mashiah de Nazareth, que vous avez crucifié et qu'Elohim a ressuscité des morts ». Actes 4.10
« ...par l’obéissance d’un seul (Yeshoua), beaucoup seront rendus justes. » Romains 5.19
« La mort et le séjour des morts furent jetés dans l étang de feu (par Yeshoua) » Apocalypse 20.14
L’homme ne construit pas son propre plan de sauvetage d'Elohim (quelle prétention ridicule d'ailleurs !). Il n'est en aucun cas son propre sauveur. L'homme ne participe même pas à la réalisation du salut. Il est appelé à la foi dans le plan de salut d'Elohim, par Yéshoua, et à l’obéissance à sa loi.
b- Une autre dimension implique un but vers l’unification : celle de l’homme (divisé depuis la chute), du monde, divisé lui aussi et d’Elohim. La prétention va jusqu’à prétendre unifier (= réunir ensemble) les arbres de la connaissance du bien et du mal et celui de la Vie. Et comble du blasphème, tout ceci par le travail de l’homme s’initiant à la cabale.
D’autres courants mystiques ou ésotériques ont le même genre de prétention.
On peut affirmer que le zohar consiste en une tentative d’union entre l’ésotérisme et la bible. De notre point de vue, marier l’eau et l’huile est plus facile.
Autre apostasie : confier à l’homme le salut, la « réunification du divin », sotte prétention, équivaut à se moquer de l’Adonaï trois fois qodesh (saint), El Shaddaï, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation, et à renier l’oeuvre du Mashiah d’Israël, Yeshoua de Nazareth pour l’humanité.
Je suis rarement en colère… mais ces prétentions dépassent les bornes.
4- Conclusion à propos des généralités
Nous avons ici tous les ingrédients du mysticisme, des religions à mystères ou de l’ésotérisme. Un salut par les œuvres, poussé à l’extrême, au travers d’une démarche d’approfondissement de secrets réservés à des initiés. On peut même dire que la démarche (appelée kabbale) est très sectaire puisqu’elle prétend être l’ultime moyen de salut, même si le rabbinisme inclut le Talmud et ses nombreux commentaires qui, de nos jours, peuvent être trouvés sur le web.
La torah est ainsi couverte de nombreuses « couches » qui font qu’on en oublie « la relative » simplicité du fond. La vie promise devient un parcours complexe… propre à nous faire oublier qu’Elohim donne gratuitement.
Certains affirment que le zohar est une doctrine satanique à priori. On peut dire que tout ce qui s’éloigne de la prédication des écrivains de la bible est mensonge, donc inspiré par le père du mensonge, Satan. Il n’y a pas besoin de zohar pour cela. Ce que je veux dire est que la consultation du zohar ne mène pas nécessairement à la magie blanche ou noire. Cela nous enfonce malheureusement dans le mensonge du père du mensonge et contribue à l’endurcissement des initiés, à négliger puis abandonner la grâce.
Dans l’histoire, certains ont revendiqué l’accès à la magie au moyen du zohar. Je ne le conteste pas : certains ont recherché ce genre de pouvoir dans le zohar pour devenir comme « dieu. », puisque c’est le but de la magie. Certains en ont perdu la raison. Encore une fois, pas besoin de ce livre pour accéder à la magie ou devenir fou bien que l’histoire nous dise qu’il y a contribué et que des cabalistes ont recherché activement cette voie. Et je ne parle pas ici de la cabale " de bazar ", destiné à la jet set.
J’ai même lu que Yeshoua était un maître du zohar et que cela expliquerait ses miracles. C’est totalement blasphématoire d’affirmer que Celui qui est la Parole incarnée, qui était présente lors de la création, lors du don de la loi et dans toutes les écritures, puisse jamais avoir eu besoin des étapes du zohar pour atteindre des « sphères célestes». Comme à chacun lors de la venue de la Parole en chair, elles lui furent données par le Père. ...... DONNÉES.... Tout le contraire du message et de l'esprit du zohar.
Dans ce monde Yeshoua est la lumière des hommes ; Il n’est pas devenu la lumière, il l’est dès avant la création du monde :
« En elle (Parole) était (noter le temps au passé) la vie, et la vie était la lumière des hommes.La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas accueillie. » Jean 1.4 & 5
« Jésus leur parla de nouveau et dit : Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » Jean 8.15