L'article comporte trois parties.
- Message de Yéshoua pour Hanoucca - 1
- Message de Yéshoua pour Hanoucca - 2
- Message de Yéshoua pour Hanoucca - 3
- Priez pour la paix de Jérusalem
CONCLUSIONS
Que dire ? Quelle leçon tirer pour aujourd’hui à partir de ces deux constats ?
1- L’année de grâce d’Adonaï n’est pas encore terminée. (voir Luc 4.19 cité plus haut).
2- La cause nationaliste des juifs comme manifestée en Jean 10 existe encore mais elle n’est pas plus d’actualité aujourd’hui qu’elle ne l’était alors dans la perspective d’Élohim. Yéshoua l’a refusée en donnant un message sur le caractère de sa messianité pour le temps présent, et a du s’enfuir à cause de cela devant l’agressivité des intentions des juifs et de leurs chefs (nationalistes).
Première leçon.
Les goyims messianiques ou autres "éens" devraient être amenés à réfléchir, à considérer et peser le message de Jean 10. Pourquoi certains promeuvent-ils la fête de Hanoucca alors que leur Messie en a refusé le sens pour cette année de grâce ?
On trouvera certainement des explications. Mais Yéshoua s’est lui-même rendu au temple en cette période (certainement pas pour approuver, comme on l’a vu). On le fait par amour pour les juifs ! On le fait prophétiquement en relation avec les évènements à venir, lors du retour de Yéshoua ! Etc, etc… !
Soit ! Réfléchissons encore : tout cela, ces compromis avec le message clair de celui qui est la Parole d’Élohim ne contribue-il pas à rendre le son de la trompette confus et faux aux yeux du monde et surtout des juifs ? Nous nous devons en tant que disciples nous en tenir à l'attitude de notre modèle Yéshoua; refuser le compromis.
La Parole d’Élohim a consacré 7 fêtes en l’honneur de Son Nom (voir Lévitique 23), pas une de plus. Or Hanoucca n’est pas en Son honneur. Hanoucca est en l’honneur d’un juif Juda Macchabée et de ses contemporains qui l’ont suivis, ainsi qu’en l’honneur du peuple juif. C’est cela le problème !
Nous, aujourd’hui, voulons-nous honorer, adorer, aimer en premier יְהוה Adonaï et son royaume ? Ou voulons-nous nous construire une idole, s’appellerait-elle « les juifs » !
On pourrait encore affirmer : nous reconnaissons l’autorité de la Tradition rabbinique qui a institué cette fête. Nous avons appelé « maîtres » des hommes… et l'on sait ce que notre Maître en a dit.
« Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères.» Matthieu 23.8
Si nous ne prenons pas cette parole au sérieux, nous nous égarons.
Comprenez bien ces lignes. Personne, même dans la communauté des « églises », voire des disciples de la qehila n’a vraiment contesté le droit pour chaque peuple d’avoir une fête nationale, y compris Hanoucca pour les juifs. Il faut donc relativiser. Mais ce qui se passe en Israël est immédiatement chargé de passions dont il faut se méfier.
Deuxième leçon ?
Ici le point d’interrogation est de mise. Car le sujet se doit d’être discerné dans la qehila.
Pour un juif orthodoxe (par contre certains juifs ultra orthodoxes refusent de reconnaître l’état d’Israël) Hanoucca est aussi un signe de la validité d’une démarche de libération de l’état moderne d’Israël.
Toutes les considérations précédentes infirment, nient ce « signe » de validité. Par là nous entendons que l’état d’Israël moderne pourrait ne pas être l’Israël attendu par les prophètes ! Remarque scandaleuse. Oui et non dans la mesure qu’un certain nombre de personnes pensent déjà cela. Lire Esaïe 62 à ce sujet en ses posant ce questionnement: est-ce l'état politique d'Israël qui y est décrit ?
Ici, je le pose comme question avec cet autre constat : l’Israël moderne politique est un état gangréné par ses profondes divisions interne, sa corruption et son style de vie justifiant de plus en plus toutes les abominations des nations. Le tout, pour certains, porté par un fanatisme redoutable qui peut s’avérer dévastateur et mener à en arriver à un état ingouvernable, soumis à des guerres internes.
La question donc à se poser : l’état d’Israël politique moderne est-il l’Israël promis par les prophètes ?
Voir à ce sujet ce document:
L’État d'Israël est-il l'Israël de Elohim ?
Fin
Je vous en prie, ne tombez pas dans une autre passion, quelle quelle soit en lisant ces lignes. Elles sont des pistes de prière vers un approfondissement de la révélation qui peut être données aux enfants du Père.
Restons prudents et évitons tout fanatisme. Personne n'est capables de donner une vraie conviction à autrui. Seul le Souffle d'Elohim le peut. Restons à notre place. Soyons témoins et laissons-Le faire.
Gardons cette attitude bienveillante et aimante vis-à-vis de juifs, en priant que quelques uns trouvent encore leur sauveur dans le souffle et en vérité, et en aidant les juifs selon les termes énoncés dans la torah, les pauvres de l’état d’Israël.
Soyons persévérants.