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L’évangile, la bonne nouvelle du royaume, "bessora nova de la malkout", est le remède à folie violente dont nous sommes témoins actuellement dans ce monde.

« Veillez à mettre en pratique le commandement et la loi que vous a ordonnés Moïse, serviteur de l’Éternel : aimez l’Éternel, votre Dieu, marchez dans toutes ses voies, observez ses commandements, attachez-vous à lui et servez-le de tout votre cœur et de toute votre âme. » Josué 22.5

 

C'est un évangile de paix qui vient à un grand prix: la perte de la vie du Fils et de la nôtre.

Cette difficile mise en pratique ne peut provenir que d’une source céleste, l’assistance de notre Adonaï par son Souffle Saint, si nous sommes d’accord de souffrir avec le Fils, bien entendu.

 


 

 

Commentaire de René Girard au sujet de ce passage:

 

« Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre.

Si quelqu’un veut te traîner en justice, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. » Matthieu 5.39 à 41

 

Citation de René Girard in « Quand ces choses commenceront ».

 

« Dans les Évangiles tout est imitation puisque, puisque le Christ lui-même se veut imitant et imité. À la différence des gourous modernes qui prétendent n'imiter personne… mais veulent se faire imiter à ce titre-à, le Christ dit : "Imitez-moi comme j'imite le Père."

 

Les règles du royaume de Dieu ne sont pas du tout utopiques : si vous voulez mettre fin à la rivalité mimétique (ie, la violence), abandonnez tout au rival. Vous étoufferez la rivalité dans l'œuf.

Il ne s'agit pas d'un programme politique, c'est beaucoup plus simple et plus fondamental. Si autrui vous propose des exigences excessives, c'est qu'il est déjà dans la rivalité mimétique, il s'attend à ce que vous participiez à la surenchère.

 

Donc, pour y couper court, le seul moyen, c'est de faire le contraire de ce que la surenchère réclame : payer au double la demande provocatrice. Si on veut que vous marchiez un kilomètre, faites-en deux ; si on vous frappe la joue gauche, tendez la droite.

 

Le Royaume de Dieu n'est rien d'autre, mais cela ne veut pas dire qu'il soit d'accès facile… »

 

Note personnelle: le "programme" énoncé par René Girard a quelque chose de "surhumain". En effet, pour notre Sauveur et Adon Yéshoua cela a impliqué de renoncer à "envoyer des légions d'ange", avant son arrestation, alors que certains le voyaient comme un rival qu'il fallait éliminer.

Il a mis fin à la rivalité violente en guérissant l'oreille d'un des soldats blessé par Pierre et en acceptant sans rébellion de mourir.

Si nous suivons son exemple, cela signifie que nous acceptons le risque de la perte. Aussi si cette rivalité violente est dirigée contre nous, nous sommes appelés à courir le risque de perdre quelque chose, peut-être notre vie. Bien évidemment, cela n'arrive pas tous les jours. Mais nous y perdrons quelque chose, notre "moi" sera au minimum humilié.

PS: Il ne s'agit pas bien sur de renoncer à notre position d'autorité lorsque la violence provient de quelqu'un que l'ordre de la création d’Élohim nous présente comme devant nous être soumis. Je pense ici, par exemple, aux enfants violents vis-à-vis de leurs parents ou des adultes.

 


 

Ce programme "surhumain" est possible. Paul nous l'enseigne.

« … la loi du Rouah de vie m’a affranchi en Yéshoua le Messie de la loi du péché et de la mort.
Car, ce qui était impossible à la Loi parce qu’elle était sans force à cause de la chair,
Elohim l’a fait : en envoyant, pour le péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et il a condamné le péché dans la chair, afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon le Rouah. »  Romains 8.2

 

 

 

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