Ce texte est un bilan qui complémente le fil intitulé, « Non au mysticisme ».
Après relecture de ce qui a été écrit sur le « mysticisme », il est est apparu qu’il nécessiterait des amendements et plus de références liées à l’histoire de l’église dans les siècles qui ont suivi la réforme. Retenons cependant que le mysticisme est un fruit de chair qui veut obtenir son salut autrement que par grâce, par ses œuvres. Il s'agit d'une infection au sens propre, un levain de corruption.
Et surtout ceci: ce fil demanderait à être davantage documenté sur « l’infiltration » du courant mystique dans le message des revivalistes et des mouvements de sanctification du XIXème siècle, courant qui fut le creuset de ce qui fut le pentecôtisme, puis le charismatisme.
Est-ce utile ? Peut-être n’est-il pas indifférent de connaître mieux les racines du courant majeur de l’église "évangélique" aujourd’hui. Cependant cela sera laissé à d’autres si nécessaire.
Certains se sont intéressés aux fondements pagano-chrétiens (conciles du IVème siècle) de l’église quasi universelle, toutes dénominations confondues, en l’examinant de près de façon bien documentée. Pourquoi ne pas connaître mieux ces nouveaux avatars historiques plus récents qui font qu’un levain étranger s’est introduit dans le « bon pain » du Royaume.
Quoiqu’il en soit, ce qui est certain:
1 - Un être humain, juste et droit de cœur, et surtout guidé par Son Saint Souffle ne peut que reconnaître que bien trop souvent « quelque chose » ne va pas dans l’exercice de ce qu’on appelle « le ministère de l’esprit » et la pratique des dons spirituels. Il n’a pas alors pas besoin d’une étude approfondie, quoiqu'une telle étude puisse le conforter dans sa perception et son malaise.
Encore une fois, nous devons nous garder de généraliser. Après tout, plus on est proche de la parole écrite, plus la tendance aux dégâts sera amoindrie. Le Souffle et la Parole vivante, Yeshoua, vont ensemble ! Il est impossible de les séparer. D'ailleurs la Parole n'est qu'un Souffle, quand on y réfléchit.
2 - N’ayons néanmoins pas la naïveté de croire que seules des racines malsaines sont capables de pervertir l’œuvre du Seigneur.
L’ennemi rugit et on lui laisse certainement d’autres occasions de s’infiltrer en cours de route.
Citons trois exemples, qui ne sont certainement pas exhaustifs, très brièvement:
Le premier
Esaïe 1. 5 & 6
« La tête entière est malade, et tout le cœur est souffrant. De la plante du pied jusqu’à la tête, rien n’est en bon état : ce ne sont que blessures, contusions et plaies vives, qui n’ont été ni pansées, ni bandées, ni adoucies par l’huile. » Version L. Segond
« Toute tête est malade, tout cœur dolent (= malade, dans la peine) ! De la plante du pied jusqu’à la tête, rien d’intact. Plaie, blessure, coup frais, n’ont pas été cautérisés, bandés, ni ramollis avec de l’huile. » Version Chouraqui
Donc dans ce cas, imaginez maintenant quelqu’un qui reçoit « une expérience de l’esprit » et qui n’a pas vécu profondément l’œuvre du Souffle de sanctification. Est-ce que cela est arrivé ? Bien sûr ! Qu’arrive-t-il alors: il manifeste donc des dons, qui encore une fois n’ont rien à voir avec la sanctification (mais qui pourraient venir en appui, SI...).
Imaginez maintenant qu’on écoute cette personne ! Est-ce que cela est arrivé ? Bien sûr ! Imaginez alors, sur ce terrain qui n’est pas en bon état comme le dit Esaïe, ce que cela peut produire.
Sommes-nous soumis totalement à Sa Parole, TOUTE Sa Parole ? Non, puisque aujourd’hui on en rejette très, très majoritairement encore une partie.
C’est pourquoi Paul parlait de soumission les uns aux autres dans un contexte encore pur. Et de toutes les façons cela n’existe que très peu aujourd’hui. En fait l’auteur de ces lignes ne l’a jamais vu, sinon constaté qu'il existait des pastorales dont le contenu de ce qui y est échangé, échappe aux fidèles.
Que chacun s’examine lui-même.
Le second, en passant:
Et ce qu’on a appelé la « bénédiction de Toronto » ? En Suisse romande, de nombreuses églises ont ouvert leurs portes à ces manifestations. Il s’agit d’un fruit ce « mouvement de l’esprit » qui a commencé avec des hommes comme John Wesley. Vraiment, on devrait se questionner davantage… ou reconnaître que peut-être ce fut une erreur de la laisser pénétrer. Mais non, tout a été passé sous silence par les leaders lorsqu’elle a « mystérieusement » quitté la scène, ou plutôt l’estrade. Peut-être tout s’est éteint de soi-même. Tant mieux !
Et là-dessus, un grand silence, une immense chape de silence….
Bien heureusement, cette "bénédiction" fut appelée « de Toronto » et non de « l’esprit ».
Et heureusement aussi, cette fois on n’a pas songé de faire de cette expérience une doctrine.
Le troisième.
Sur ce point point de commentaire spécial parce qu’on ne peut encore en mesurer l’effet, sinon un constat.
De plus en plus d’églises s’ouvrent à des processus de rapprochement avec le courant majoritaire de l’église, le catholicisme que les réformateurs avaient quitté… tout en continuant à pratiquer « le ministère le l’esprit ». Il se trouve comme une vague d’œcuménisme... (sujet mentionné ici qui demanderait par ailleurs une réflexion...)
D’autres, qui ne le faisaient pas avant, prêchent « l’amour de dieu » comme enseigne porteuse de leurs mouvements… Une foi où la repentance devient de plus en plus absente. Un élan humaniste s’en empare. Et pourtant « le ministère le l’esprit » prétend y être toujours présent.
Quel sera le résultat ? Sans aucun doute, c’est une marche vers l’apostasie complète et généralisée. Cela peut arriver très vite dans notre époque hyper "connectée".
Une lecture récente mentionnait que « notre église » s’intègre dans un mouvement plus grand qui compterait 600 millions d’affilés dans le monde. Qu’importe !
Espérons seulement qu’il s’y trouve beaucoup d’appelés. Rappelons cette Parole de notre Maître et Seigneur, Yéshoua, la seule qui compte vraiment:
« Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. » Matthieu 24
Finalement, le rétablissement viendra de ceci :
1. Considérer la Parole écrite DANS SON ENTIER, sans en oublier une seule partie, pas UN SEUL IOTA, particulièrement la Torah, la loi en premier. Et bien sûr sans RIEN AJOUTER, venant de traditions humaines.
2. Une sortie de Babylone dans les âmes et les esprits des disciples d'abord. Des de guérisons de nos êtres sont en chantier dans ce "sortir de Babylone". Alors une qehila (l’assemblée du tout Israël) réunie et unie SELON SON SOUFFLE sera de nouveau possible.
Alors, l’épouse sera prête pour les noces de l’Agneau !
Et tout cela ne se fera pas sans de grands soubresauts qui toucheront le monde entier.