Nous avons vu sur la dernière page que la sanctification ne peut être quelque chose de pénible tant qu'elle est vécue comment notre Elohim l'avait prévu par son Fils Yeshua et dans la mesure où nous faisons usage du droit qui nous a été acquis d'avoir accès auprès du Père et de crier: Abba !
"Car vous n’avez pas reçu un souffle de servitude pour retourner à la peur, mais vous avez reçu un souffle de filiation, en lequel nous crions : « Abba, Père ! . " Romains 8.15
Cependant, nous ne disons pas ici que la vie de disciple est de tout repos. Deux formes d'opposition existent.
Celle des hommes: Début du Psaumes 10. Le psalmiste a un temps de détresse.
"Pourquoi, IHVH-Adonaï, te dresses-tu au loin, t’occultes-tu aux temps de la détresse ?
Avec orgueil, le criminel harcèle l’humilié ; qu’ils soient saisis par ces préméditations qu’ils pensaient !
Oui, le criminel se louange de l’appétit de son être, mais IHVH-Adonaï exècre le profiteur maudit.
Le criminel, narine haute, ne consulte rien ! « Pas d’Elohîms », voilà toutes ces préméditations."
Celle du diable: Il nous est demandé d'y résister. Et il fuit... mais cette résistance comporte des moments pénibles.
"Soyez sobres, veillez ! Votre adversaire, le diable, comme un lion qui rugit, marche, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans l’adhérence (foi)..." 1 Pierre 5.8 et 9
"Soumettez-vous donc à Elohîms, opposez-vous au diable, et il s’enfuira loin de vous." Jacques 4.7
Il s'agit là d'assauts qui viennent de l'extérieur. Ils peuvent contribuer à la sanctification, mais ils ne sont pas la sanctification. Ces obstacles sont essentiellement là pour nous apprendre à ne pas négliger sa grâce, sa puissance, à activer notre foi, la fortifier et pour toujours finir par crier "Abba" !
"Exultez en lui, même s’il est quelque peu nécessaire que vous soyez attristés en ce moment par de multiples épreuves. Ainsi la preuve de votre adhérence (foi), beaucoup plus précieuse que l’or périssable, qui doit être éprouvé au feu, sera trouvée pour la louange, la gloire, la splendeur, au découvrement (lors de la révélation) de Yeshoua le messie." I Pierre 1. 6 et 7.
Que l'on comprenne bien ce texte: l'épreuve, la souffrance ne nous sanctifie pas. Ce qui est mis à l'épreuve, c'est notre adhérence (foi), comme le traduit Chouraqui. Et cette foi est cette capacité de dire "Abba", Père... Elohim veut le développement de cette capacité qui ne nous est pas naturelle. C'est cette foi qui nous sauvera et louera Yeshoua lors de son retour.
Répétons: la douleur, la peine, la souffrance, les exercices pénibles pour lutter contre notre chair sont voués à l'échec. Pire, paradoxalement ces éléments contribuent à la satisfaction de la chair.
"Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair." Colossiens 2.33
Paul parle ici de préceptes humains (abusifs, dit-il aussi).
Oui, ils contribuent à la satisfaction de la chair parce qu'ils sont à l'honneur de la chair et non de YHVH Adonaï. La chair se glorifie de son auto mortification infligée volontairement.