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Cet article est long. Des séparations marquent les différentes parties de l'article Il peut ainsi être lu par étape.


 

 

« Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière confuse, mais alors, nous verrons face à face ; aujourd’hui je connais partiellement, mais alors, je connaîtrai comme j’ai été connu. » 1 Corinthiens 13.12

 

Les miroirs de l’antiquité n’avaient pas la même qualité de réflection qu’aujourd’hui. Quoiqu’il en soit lorsqu’on se met soi-même ou un objet devant un miroir moderne, que voit-on ? 

Une coquille, un extérieur qui nous informe sur certains aspects d’une personne ou d’un objet. L’essentiel est masqué à notre perception, notre compréhension.

Ce texte veut exactement dire ce qu’il veut dire :

- aujourd’hui je connais en partie.

- Alors, dans le contexte du texte, nous connaîtront. Qui ? Nous-mêmes.

Par ailleurs, plus généralement, pouvons-nous prétendre connaître plus qu'en partie, plus que ce qui nous a été révélé concernant les « choses » éternelles. Certaines ont été révélées : Paul les appelle des « mystères », c’est-à-dire des « choses » cachées.

Il est de l’ordre voulu par Elohim de ne connaître qu’en partie pour le présent(et peut-être peut toujours, pourquoi pas) :

« Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés,…. » I Corinthiens 15.51, pour parler de la résurrection.

Il utilise 17 fois ce terme dans ses épitres. Il facile d’en faire le tour avec une concordance.

Paul nous a transmis les mystères qui lui ont été révélés. Tous les écrivains de la bible ont fait de même, chacun de leur côté.

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Premièrement, certains nous disent que l’on peut aller au-delà, en découvrant des choses cachées. Ces prétentions proviennent de courants mystiques, ésotériques que ce soit dans le christianisme ou le judaïsme.

Ces courants ont en commun d’ajouter (et parfois de retrancher) des éléments à la révélation qui nous a été faite. Ces courants ont leurs écrits, leurs leaders – gourou - (livre de Mormon, prophétisme charismatique, Zohar, etc.).

En le sachant ou non, ces paroles ou écrits s’apparentent en leurs concepts au paganisme et à des gnoses païennes anciennes en ce qui concerne les idées ou les structures soi-disant révélées par de faux prophètes et docteurs.

Cette catégorie de courant est assez facilement détectable, trompe peu les « chrétiens » qui connaissent leur bible et ne trompent pas les vrais disciples.

 

Deuxièmement, des interprétations des textes de la bible émergent sans cesse. 

A ce sujet, il en va autrement : le discernement est plus difficile.

Beaucoup sont fantaisistes, particulièrement en ce qui concerne les prophéties, mais pas uniquement. L’introduction et justification par les écritures de dogmes païens ou d’idées humanistes ou pseudo-scientifiques enrobées d’explications et de justifications bibliques sont fréquentes.

Il est évident qu’au cours du temps, sans rien ajouter ni retrancher aux écritures, des textes sont mieux compris et mieux interprétés. Ces avancées sont normales. 

Mais des interprétations diverses apparaissent parfois pour le même texte… C’est possible et cela peut être juste, fiable. Par exemple l’hébreu ancien et la pensée hébraïque ne sont pas dualiste (vrai ou faux, vérité ou mensonge, blanc ou noir) comme la pensée que nous apprenons dans notre cursus scolaire, héritage des philosophes et mathématiciens grecs. 

En conséquences un même texte peut se rapporter à divers évènements ou pensées. Ce qui augmente la difficulté.

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Mais me direz-vous, comment s’y retrouver ?

 

Jude nous incite à un grande crainte, prudence et au discernement. - v 22

« Et ayez pitié des uns en usant de discernement, et sauvez les autres avec crainte,.. » Version Ostervald

On remarque ici qu’il ne s’agit plus d’idées, ni d’interprétations, mais « des uns » et « des autres ». Il s’agit ici de personnes et l'on peut juger ce qu'elles annoncent ou font (leurs œuvres). De qui s’agit-il dans l’épitre de Jude : de personnes qui affirment aux autres des éléments que Jude conteste et rejette.

De mauvais enseignements, de mauvaise attitudes.

Quelle serait donc les critères de qualité d’un enseignement correct ? 

Il dépend de pôles humains, et d’un pôle Véritable, la révélation qui nécessite la guidance de Souffle, comme promis :

« Mais quand celui-ci viendra, lui, le souffle de vérité, il vous fera cheminer dans la vérité tout entière. Il ne parlera pas de lui-même ; mais tout ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui vient, il vous l’annoncera. » Jean 16.13

J’en ai vu de ces gourous et de leurs esclaves se moquer de cet aspect-là qui pourtant demeure le plus important, assurés que nous sommes qu’en tant que chef, Yeshoua est un bon berger qui mène son troupeau vers la vérité et non le mensonge. Croyons à cette affirmation du Berger :

« Quand il a conduit au dehors toutes celles qui sont à lui, il marche à leur tête et les brebis le suivent, parce que sa voix leur est familière. Jamais, elles ne suivront un étranger ; au contraire, elles fuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jean 10.4-5

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Revenons aux pôles humains

 

A - Celui qui enseigne, en particulier les docteurs et prophètes nommés par Yeshoua pour orienter sa qehila.

On se dira certainement qu’il n’est pas écrit sur le visage de quiconque que tel ou tel est un docteur approuvé d’En-Haut, surtout en ces temps où nombreux sont ceux qui se déclarent « prophète », ou « apôtre »… 

« Docteur » ? ce n’est pas assez prestigieux… cela fait rat de bibliothèque. Personne ne revendique ce « titre ».

Alors quels sont les critères de reconnaissances d’un ministère approuvé.

 

1- critères généraux relevés par Paul dans l’épitre à Timothée. Cela vaut la peine de citer le texte (presque en entier – voir la suite) – I Timothée 1.1 à 10.

« Cette parole est certaine : Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente.
Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seul femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement.
Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé.
Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté ; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu ?
Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable.
Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable.
Les diacres aussi doivent être honnêtes, éloignés de la duplicité, des excès du vin, d’un gain sordide, conservant le mystère de la foi dans une conscience pure.
Qu’on les éprouve d’abord, et qu’ils exercent ensuite leur ministère, s’ils sont sans reproche »

Bien sûr ce texte ne parle pas de ministères spécifiques mais de serviteurs pour la qehila locale (évêques et diacres termes traduit avec plus d’à propos par A. Chouraqui : « préposés » et « assistants » : cela est une honnête traduction et démystifie ces rôles qui ont été sacralisés.)

Il s’agit d’un bon guide et vaut la peine d’être lu avec beaucoup de sérieux.



2- Le fruit du Souffle. Il est valable pour tout disciple et corrobore plusieurs points relevé par Paul dans les recommandations transmises à Timothée

« Mais le fruit du Souffle, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance... » Galates 5.22



3- la soumission aux autres ministères et aux autres membres du corps

Tout ministère approuvé recherche les autres ministères, même aussi les personnes affermies dans la foi en Yéshoua pour le corriger si nécessaire, ou pour l’approuver.

« Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes. » I Corinthiens 14.32

On me dira qu’un seul ministère est mentionné, celui de prophète. A l’évidence c’est un bon principe qui peut-être étendu à d’autres ministères.

En consultant les codes Strong pour le mot « soumis », on verrait que la soumission les uns aux autres est un des principes généraux du Royaume d’Élohim. Cela s’étend à chaque disciple, ministères ou non.

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B - Celui qui entend l’enseignement.

Si le respect et le soutien éventuel aux ministères et de ceux qui aident à la construction de la qehila, sont encouragés. Il n’a jamais été question de laisser faire n’importe quoi dans ses rangs. Le laxisme n’est pas de mise.

La prudence est recommandée.

Les fruits du Souffle sont les mêmes pour tout le monde. Voir Galates 5.22 plus haut

Deux grands principes qui se recoupent sont enseignés par l’Adon Yéshoua:

« Le disciple n’est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur. » Matthieu 10.24

« Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre maître, et vous êtes tous frères. » Matthieu 23.8

Rappel : Rabbi veut dire « maître » ou « enseignant ».

Il ne s’agit pas pour chacun de « prendre la grosse tête ». Chacun a sa part dans le corps, et n’a pas à rechercher les places des autres.

Ces critères sont extrêmement important.

- Un seul est Maître, Yéshoua. Celui qui se dit maître ou même qui laisse penser qu'il en est un, n'est pas qualifié dans la qehila.

- ET IMPORTANT. Nous sommes tous susceptibles de nous choisir des maîtres. Pourquoi ?  pour nous rattacher à quelque chose de tangible, une personne QUI N'EST PAS PLUS QUE VOUS-MÊMES dans le Royaume. C'est écrit. 

Pensez aux choses suivantes: 

- Pourquoi y -a-t-il des maîtres ? C'est un signe d'orgueil, mais plus spécifiquement ils existent parce que des disciple les suivent. 

Pourquoi sont-ils suivis ? Par manque de foi: on a besoin de s'accrocher au tangible. Notre nature mortelle et pécheresse nous pousse à cela. Ce n'est ni plus ni moins qu'une idolâtrie non par des statues mais par des personnes en chair et en os. C'est un cercle vicieux, qui a pour moteur orgueil du côté des enseignants et manque de foi de la part de ceux qui écoutent.

Par ailleurs, tous les disciples sont invités à contrôler dans les Écritures si ce qu'on leur dit est exact. Cela est clairement une attitude que Paul approuve, une autre mitsva.

« Ceux-ci avaient de meilleurs sentiments que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » Actes 17.11

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C- La qéhila

Les mêmes critères que mentionnés plus haut s’appliquent et quand bien cela peut-être redondant, répétons.

- le fruit du Souffle. Galates 5.22 qui implique son corollaire: l'obéissance aux commandements.

« Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. » Jean 15.14

- l’acceptation de sa place propre dans le corps du Messie.

- la fausse humilité n’y est pas de mise : chacun peut examiner les écritures. Chacun peut refuser de laisser un maître humain dominer sur soi, sans orgueil. Chacun doit se savoir part entière du royaume.

Ce sont des conditions de bon fonctionnement d’une qehila. (voir aussi 1 Corinthiens 12)

Un travail de sanctification est nécessaire pour prendre sa juste place. Ce travail, outre l’humilité, implique d’être libéré de la passivité. En effet, que ce soit dans le monde laïque ou chrétien, nous sommes habitués à recevoir une abondante information.

Trop d’informations tue la véritable information. Trop d’informations assomme et rend passif.

C’est un travail que de sonder les écritures. C’est un travail que de filtrer ce qu’on entend, lit, voit. C’est un travail de croire vraiment que des passages de la bible s’adressent à chacun d’entre nous personnellement. Par exemple :

« Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père. » Jean 15.14

« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, »  I Pierre 2.9

 

En même temps, la qehila n'est pas une démocratie où chacun tire la couverture à soi. Dans l'épitre au< Corinthiens, il est question du don de présidence. Ce don concerne le fonctionnement de la qehila et non l'enseignement qui y est donné... J'ai vu des personnes qui savaient vraiment gouverner, présider (1 Cor 12.28). C'est beau, paisible, efficace ! La paix et l'ordre règnent dans l'assemblée, même si parfois des mesures "disciplinaires" sont nécessaires. On a besoin de telles personnes.

Tout ces éléments permettent l'unité de la qehila. 

« Vous êtes construits sur le fondement des envoyés et des inspirés, le messie Yeshoua étant lui-même la pierre angulaire, en qui toute la construction s’ajuste et croît en un temple consacré à l’Adon ; en qui vous êtes construits ensemble, pour être la demeure d’Elohim, dans le Souffle.  Ephésiens 2.20 à 22

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Conclusion

 

Nous sommes partis sur cette article avec le rappel que nous ne voyons que de façon incomplète, mais cependant suffisante pour chaque période de temps.

Nous avons vu que la prudence est vivement recommandée. Personne ne doit se laisser abuser par de fausses révélations ou de fausses interprétation des écritures, plus globalement par de fausses paroles prophétiques ou doctrinales.

Chacun peut faire preuve de discernement.

Chacun peut s'attacher par dessus tout au seul Maître, Yeshoua et non à des maîtres humains et faillibles.

Cette conclusion ne peut reprendre tous les points mentionnés tout au long de l'article.

Les conditions de reconnaissance des vrais ministères sont difficiles, surtout aujourd'hui où chacun "construit son monde", "son ministère", à sa façon, fruit de cet individualisme moderne exacerbé. Apparemment la soumission les uns aux autres est lointaine et en conséquence l'unité.

Une seule espérance mentionnée en un autre article. Cette unité dépend du Père et Yeshoua a prié pour cela - Ce sera fait.

« Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité.
Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.
Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.
Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, — moi en eux, et toi en moi, — afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »

 Jean 17.17 à 23

CETTE PRIÈRE NE MANQUERA PAS D'ÊTRE EXAUCÉE. C'est une question de foi, de notre foi puisque nous sommes son corps. Prions en ce même sens.

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Conclusion personnelle

 

Jusqu’à présent on a dit de moi dans le civil que j’étais un bon enseignant dont les qualités premières étaient de prendre soin des enseignés, dans une certaine mesure de pouvoir rendre accessibles des contenus difficiles et de savoir faire des liens pertinents entre différents champs de connaissance.

Mes défauts concernaient principalement mon organisation et ma nullité en administration, parfois on me reprochait aussi d’être trop laxiste. Pour certains aspects, c'était vrai et pour d'autres inexacts, car, par exemple, je choisissais un seul travers d’un étudiant pour l’aider à progresser, négligeant, c’est vrai, d’autres travers pour ne pas l’accabler tout d’un coup… et le faire sombrer. En faisant cela, je me trouvais parfois à contre courant des exigences des écoles laïques.

Pas de fausse humilité. 

Comme tout disciple, j’ai aussi besoin de la prudence et de contrôler mon orgueil, du discernement et de la supervision des autres. 

Ce dernier point me manque beaucoup et je me demande pourquoi on trouve si peu d'empressement à jour son rôle dans la qehila. Peut-être s'agit-il d'une peur d'oser corriger quelqu'un, peur d'entrer en contradiction, que l'autre manquera de respect par rapport à une position différente ou pire un "oreiller de paresse" sur lequel on est installé depuis trop longtemps par habitude de laisser d'autres penser et travailler pour nous ? En effet, sonder les écritures demande un effort de pensée, un véritable travail.

Ce que je sais: si on s'adresse à moi sans vouloir me redresser par des arguments "violents" ou "irrespectueux", je suis "tout ouïe". 



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