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Avertissement:

Pour comprendre cet article, il est nécessaire de comprendre certaines doctrines évangélico-pentecôtistes (et autres) qui affirment que le "saint esprit" ne fut répandu sur les hommes qui croyaient en Yéshoua, qu'au moment de Shavouot (pentecôte), pas avant, lorsque  les disciples étaient réunis dans la chambre haute.

Pour celles et ceux qui ont échappé à ces "théologies" et ne se sont pas aperçu des conséquences de celles-ci, je me réjouis pour eux. Il n'ont pas eu la pensée polluée comme la mienne, par ce que je nomme maintenant des aberrations.

L'article qui suit ne traite pas tout ce qu'il y aurait à relever à ce sujet. Il montre que le Souffle d’Élohim était déjà présent dans le Tanakh dès le moment de la chute et en vue de la sanctification (kiddoush) de celles et ceux qui voulaient obéir à Adonaï et à Sa loi.

Élohim a toujours agi, en tout temps, en tout lieux, par Son Souffle et d'autres moyens (Son Fils et la Parole - qui est un Souffle intelligible -, Ses anges) : « Voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël. » Psaume 121.4

 


 

 

 

INTRODUCTION

« Faites-moi un sanctuaire et je demeurerai en leur sein » Exode 25.8, version Chouraki.

L’expression qu’utilise Chouraki est à mon avis la plus précise, compte tenu du mot hébreu tavek, qui selon les codes strong, est très riche et comporte aussi l’idée d’intimité (dans l’intérieur) et grande proximité ( entremêlée, entrelacer, faire partie).

Traduit par : entre, au milieu, parmi, dans l’intérieur, se mêler, au travers, traverser, entremêlée, entrelacer, faire partie, compter au milieu, placer au milieu,...

De plus le verbe qui précède « je demeurerai » (traduit de l’hébreu shakan) comporte aussi une idée plus forte que le simple « j’habiterai », comme traduit par ailleurs.

Shakan veut dire entre autres « reposer, rester, s’arrêter, fixer ».

 


 

Pourquoi cette introduction ?

(Vous pouvez lire la parasha Teroumah pour d'autres informations.)

Ici, notre intérêt se portera sur la façon dont Élohim réside parmi son peuple.

Pourquoi donc cet intérêt ?

Dans ma jeunesse, constellée de (très) mauvais enseignements, on m’avait appris que le « spiritus de dieu » n’avait pas toujours agi de la même façon, séparant radicalement la façon « ancien testament » de la façon « nouveau testament ».

Bien sûr, j’avais appris que le Souffle d’Élohim habitait en nous, ce que je crois toujours. Amen !

« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple d’Elohim, et que le Souffle d’Élohim habite en vous ? » 1 Corinthiens 3.16

Par contre, cette séparation (ancien, nouveau) est faux enseignement d'inspiration parano-chrétienne, bien qu’il y ait des différences bien sûr, comme l’ordre de construire une tente pour Élohim… alors que le Fils a « campé » une fois pour toutes parmi nous.

Ce qui est commun : l’israélite et le / la disciple des nations, de tout temps, sont conduits par le même Souffle, s’ils veulent être et rester fidèles.

 


 

 Revenons à Israël et aux israélites.

Comment Elohim résidait parmi ce peuple et en ce peuple ?

Certainement la tente, avec son lieu très saint et son souverain sacrificateur, était la résidence d’Élohim pour son peuple. C’est là que Moshe recevra le reste de la loi de la par de son Adonaï. C’est là aussi que le souverain sacrificateur entrera une fois par an pour le pardon des péchés des israélites après des sacrifices et une purification personnelle.

Cela veut dire que la tente était bien sûr pour le peuple (la loi, le pardon, etc.), mais personne sauf Moïse puis le Kohen Gadol ne pouvait y pénétrer sous peine de mort.

Certainement, la tente, remplacée plus tard par le temple, n’a plus sa raison d’être puisque le voile qui protégeait le lieu très saint fut déchiré au moment du sacrifice parfait de Yéshoua et l’accès au Père nous est possible par le Fils.



Et alors, pour le reste, l’israélite devait-il se débrouiller tout seul pour rester fidèle à יְהוה Adonaï ?

Quelle fut donc la nature de l’action du Souffle d’Élohim pour l’israélite, chacun et chacune en particulier, y compris les enfants.

C’est vrai que sur ce point, les écritures du tanakh ne nous renseignent pas de façon aussi « révélée » et explicite que les textes de la b’rith hadasha.

On sait et cela nous est rapporté que des hommes tels que Moshe, les prophètes ou David avaient le Souffle qui reposait sur eux.

« L’Éternel descendit dans la nuée, et parla à Moïse ; il prit de l’esprit qui était sur lui, et le mit sur les soixante-dix anciens. Et dès que l’esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent ; mais ils ne continuèrent pas. » Nombres 11.25

On comprend que le Souffle « sur » ces hommes est en relation avec une tâche à accomplir pour Élohim. Mais cela ne nous dit pas comment des israélites pouvaient rester fidèles, marcher selon cœur d’Élohim, obéir à la loi.

Donc cela ne concernant pas spécifiquement la marche fidèle avec Élohim.

 

Rappelons :

- l’israélite devait obéir à la loi et en ce qui en fait la substance : tu aimeras יְהוה Adonaï et ton prochain. Être saint !

Or :

- Un seul a obéi (accompli) parfaitement la loi : Yéshoua le Messie.

Pour TOUS les autres, sans exception, israélite et homme de l'alliance renouvelée en Yéshoua :

Tous ont péché, sont privés de la gloire d’Élohim (Ro 3.23), et le péché est la désobéissance à la loi.

Aussi :

Nous sommes appelé à marché dans la sainteté : israélites du tanakh et disciples selon les textes de la b’rith hadasha, de la même façon !

 « Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et tu leur diras : Soyez saints, car je suis saint, moi,יְהוה Adonaï, votre Élohim. » Lévitique 19.1

« … vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : vous serez saints, car je suis saint. » 1 Pierre 1.15 et 16.

Si on suit la pensée des théologiens évangéliques et autres pentecôtistes, par exemple, nous avons aujourd’hui le moyen d’être fidèle mais les israélites pendant le le temps de ce qu’ils appellent à tord l’ancienne alliance » devaient se débrouiller eux-mêmes pour obéir à la loi. Ils ont échoué.

C’EST UN MENSONGE.

Collectivement, en tant que nation, ce fut l’échec pour Israël… mais on relève de nombreux fidèles à Élohim dans le Tanakh, ne serait-ce que les 7000 hommes du royaume corrompu d’Israël qui n’avaient pas fléchi le genou devant les dieux baal.



Premièrement, cette théologie pagano-chrétienne déclare implicitement Élohim injuste.. En effet, il aurait laissé les israélites dans ressources spirituelles devant le mal, la tentation, la chair pécheresse.

Nous allons voir maintenant qu’il était impossible pour les israélites de demeurer fidèle sans jouir des mêmes privilèges que quiconque ayant cru en Yéshoua depuis sa venue parmi nous.

De fait, voici ce que dit Paul.

« … ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était le Mashiah. » 1 Corinthiens 10.4

La ressource était là, présente, et elle a toujours été présente pour l’homme vivant avant et après la venue de Yéshoua.



Deuxièmement, l’israélite ne pouvait pas seul, de son propre vouloir seulement, obéir à la loi. Or certains ont mis leur cœur à obéir.

Tout ce que Paul enseigne en Romains est vrai pour l’israélite, même si au niveau révélation, il n’avait pas les mêmes mots.

Tout d’abord, l’israélite pouvait se savoir pécheur et avoir besoin de pardon.

« Tous on péché ». Romains 3.23, et « il n’y a pas de juste, pas même un seul ». Romains 3.10 . C'est une citation du Tanakh

Ensuite, il devait expérimenter des échecs, tout comme nous. De plus sa conscience pouvait être aiguisée puisqu’il connaissait la loi qui nous fait connaître notre péché

« c’est par la loi que vient la connaissance du péché. » Romains 3.20

Il pouvait connaître la repentance, comme David lorsqu’il pécha en volant la femme d’un autre.

Il pouvait définitivement marcher de façon obéissante et fidèle.

Il apprenait à marcher par la foi, dans ce domaine là, avec Élohim. Nous avons assez de Psaumes qui nous le rappellent. Et notre ancêtre "typique" en la foi, pour l'israélite comme pour nous peuples des nations, est Abraham.

L'Israélite ne pouvait rien faire sans le Souffle… La loi était impuissante pour produire l’obéissance. Cette obéissance venant du vouloir humain, bien sûr, mais au-delà, ce verset de Paul s’applique aussi rétrospectivement aux israélites.

« si par le Souffle vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » Romains 8.13

 

Répétons.

L’israélite était exhorté à obéir à la loi. Or il est impossible d’accomplir cette loi sans le Souffle, sans Yéshoua (rocher spirituel) et Ses promesses. La volonté de l’homme aimant son Créateur est certes mobilisée mais prétendre qu’Élohim aurait laissé ceux qu’Il avait appelé hors d’Égypte, les israélites, se débrouiller dans un combat perdu d’avance, qui n’aurait dépendu que de la chair, est un scandale. Nous aurions alors à faire à un Élohim sadique, demandant quelque chose d’irréalisable, condamnant l’israélite à une voie sans issue.

Ce sont pourtant les déductions logiques que nous faisons de ce que nos théologiens pagano-chrétiens nous disent.

Répétons et insistons :

Aucun israélite ne pouvait obéir à la loi sans l’aide du Souffle et sans le "rocher spirituel", Yéshoua. Élohim est un Élohim bon et fidèle ! Il n'a pas varié. Il ne demande rien d'impossible à l'homme, quel qu'il soit.

 

Bien sûr, rien n’est dit de la même façon que dans les textes de la b’rith hadasha. ET SUROUT, SURTOUT, n’oublions pas ce fait capital, qui devrait mettre fin à toute discussion.

Les premiers disciple de Yéshoua - disons le premier siècle - , avaient le Souffle en eux. Et comme guide écrit, jusqu’à certainement assez tard, à part des récits de la vie Yéshoua et quelques lettres d’apôtre qui circulaient, ILS N’AVAIENT QUE LES ECRITURES DU TANAKH. Donc les disciples, pendant quelques générations n’ont appris que du Tanakh, via ceux qui le leur transmettaient, comme Timothée, Tite, Apollos, etc. En effet, peu parmi les païens savaient lire. Et surtout pas l'hébreu.

Pourrait-on affirmer que les vrais disciples du premier siècle, avec le Tanakh comme modèle cadre, se portaient spirituellement mal ? Certainement beaucoup mieux que de nos jours en termes de foi et d’engagement.

 


 

CONCLUSION

 

Comme souvent, les révélations dans les textes de la b’rith hadasha nous ouvrent les yeux, nous montrent des faits qui existaient déjà avant la venue du Messie et avant la croix. Par exemple Yéshoua explique la profondeur de la loi, par exemple en Matthieu 5.17 à 30. Certains affirment qu’il approfondit la loi. Non, en fait il nous restitue au travers d’une nouvelle révélation, ce qu’est la loi « bien comprise », telle que les prophètes l’avait compris auparavant, moins parfaitement. Car tout ce qui vient à la perfection, est de et par Yéshoua. Voir article : L’intention et l’acte.

 

De même je crois qu’un israélite fidèle ne pouvait en aucune façon marcher en obéissance avec son Élohim, sans que le Souffle réside en lui. Ceci dit je ne discuterai pas si quelqu’un m’affirme que l’israélite pouvait être fidèle « grâce au » ou « par » le Souffle d’Élohim, que ça ne veut pas nécessairement dire qu’Il était en eux, etc, etc.  Je donne mon opinion. D'ailleurs Moshé disait déjà:

« Ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée.
Il n’est pas dans le ciel, pour que tu dises : Qui montera pour nous au ciel et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique ?
Il n’est pas de l’autre côté de la mer, pour que tu dises : Qui passera pour nous de l’autre côté de la mer et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique ?
C
’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. » Deutéronome 30.11 à 16

Élohim  a donné une loi que les Israélites POUVAIENT suivre. C'était une affaire intime, dans leur cœur, EN EUX. Comment s'imaginer l'absence d'assistance du Souffle EN EUX ? Impossible.

  

En effet, je ne conçois guère qu’Élohim, « le Père des lumières chez lequel il n’y ni changement, ni ombre de variation » (Ja 1.17), puisse changer sa façon d’agir pour l'homme. Ce qui est vrai et que nous avons reçu des enseignements de Yéshoua et des apôtres, était vrai pour l’homme ayant vécu auparavant, particulièrement les israélites, même si leur niveau de compréhension, de révélation était moins grand. Ne nous réjouissons qu'humblement: si nous avons plus de connaissance, nous serons nous les "modernes" jugés plus sévèrement que celui qui marchait sans tout comprendre, avec foi.

 

 

 

 

 

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