Les Israélites venaient de dire à Moshe (Moïse) :
« Nous exécuterons tout ce que יְהוה a dit et nous obéirons. » Exode 24.7
Puis Moïse se présente devant יְהוה avec « Aaron, Nadab, Abihou et soixante-dix des anciens d’Israël. » Ils « voient » Elohim, ou du moins une vision, comme dit le texte… Puis Moshe est appelé plus haut sur la montagne.
« Moshe fut sur la montagne quarante jours et quarante nuits. » Exode 24.18
Les chapitre 25 à 31 nous décrivent ensuite ce que Moshe reçoit comme instruction pendant ce même temps. Elles concernent la demeure que יְהוה veut construire au milieu de son peuple.
Parallèlement, en même temps, bas de la montagne le peuple s’impatiente et demande à Aaron une idole. Ce sera le veau d’or.
Compréhension - deux axes : Elohim et l’homme.
1 - Elohim et Ses plans
- יְהוה SAIT ce qui se passe en bas de montagne. Il donne à Moshe le moyen d’affirmer Sa présence au milieu du peuple, un tabernacle et des hommes frères (les lévites) qui Le serviront constamment. Comme si par avance, il donnait le moyen au peuple d’éviter ce qui est entrain de se passer.
Un acte de bonté et de fidélité.
- Pourtant Sa colère est grande lorsque Moshe redescend et constate l’abomination. יְהוה menace de détruire le peuple. La prière de Moshe en faveur d’Israël est finalement reçue favorablement. Moshe comme intercesseur, préfigure Yéshoua dans la gloire, auprès du Père.
« Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Yéshoua HaMashia, le juste. » 1 Jean 2.1
Tout se passe comme si, dans Sa sagesse, un plan parfait se mettait en place. Sans entrer dans les détails :
des sacrifices pour le péché sont institués, préfigure de celui parfait de Yéshoua.
Des sacrificateurs, avec le Kohen Gadol (grand sacrificateur) qui préfigure Yéshoua HaMashiah Lui-même.
« …là où Yéshoua est entré pour nous comme un précurseur, devenu souverain sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédek…. » Hébreux 6.20
« C’est bien un tel souverain sacrificateur qui nous convenait : saint, innocent, immaculé, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux.qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, et ensuite pour ceux du peuple. Cela, il l’a fait une fois pour toutes, en s’offrant lui-même. » Hébreux 7.26 & 27
Etc, le tabernacle en entier est préfigure du Mashiah.
2 - L’homme injuste
Si le texte nous apprend beaucoup sur Élohim, il nous enseigne aussi sur la nature de l’homme.
J’entends déjà une objection majeure à ce que je vais écrire ci-dessous.
Par exemple :
« maintenant, nous avons le saint-esprit en nous pour nous guider. Il ne peut pas nous arriver ce qui est arrivé aux israélites. »
Ce serait dire que les israélites ne pouvaient recevoir, ou au moins percevoir la voix de cet esprit (ici, je vais parler de Souffle d’Élohim, pour éviter de personnifier un "spiritus" quelconque).
D’accord, dans le Tanakh le Souffle a agi puissamment sur certains hommes, juges, prophètes, rois, sacrificateurs et quelque autres « sans titre », comme les 7000 habitants du royaume d'Israël restés fidèles au temps d’Élie.
Le fait de recevoir ce souffle ne garantissait en aucune manière la fidélité constante de celui qui l’avait reçu. Le Souffle d’Élohim était présent dans le Tanakh. Parfois sur tout Israël.
D’accord, dans l’alliance renouvelée en Yéshoua, le Souffle peut habiter en nous, chose qui n’est pas indiquée dans le tanakh. Et alors, quelqu'un peut-il me dire la différence puisqu'on trouve des fidèles de tous temps ?
A ceci près qu’il serait totalement naïf de croire que que nous sommes différents des israélites dans le désert du Sinaï sous la conduite de Moshe et d’une nuée qui les accompagnait.
Sous prétexte d’avoir reçu des arrhes du Souffle, nous serions purifié en entier. FAUX.
Je sais que certains aujourd’hui ont été délivrés de liens difficiles au moment de leur acceptation de Yéshoua dans leur vie. Mais ce n’est pas un oreiller de paresse mais une grâce qui est faite dont on n’a pas à se vanter. Globalement, nous sommes comme ce texte du Tanakh repris par Paul le décrit :
« ...selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, pas même un seul ; nul n’est intelligent, nul ne cherche Élohim ; tous sont égarés, tous sont pervertis . Il n’en est aucun qui fasse le bien, » Romains 3.10 à 12
Donc Paul applique une parole du Tanakh à tout être humain.
Le point qui n’est pas commun avec les israélites d’alors : nous ne sommes pas enclins d’emblée (sauf cas de néo-paganisme) à nous tourner vers une idole-statue sculptée ou fondue. Rappelons-nous : la culture égyptienne et de tout le Moyen-Orient alentour y était prédisposée.
Nous savons pertinemment qu’en nous demeure la nature qui ne sera pas agréée au jour du jugement. Nos idoles qui collent avec celles de ce siècle présent, bien présentes, concrètes ou en représentation mentales prégnantes, sont bien nichées, incrustées dans nos êtres intimes. C’est bien pourquoi Paul nous explique à partir de Romains 6 à 8 comment lutter contre cet état de fait, une lutte qui n’a rien à voir avec une nature pécheresse qui lutterait contre elle-même, mais une lutte du Souffle qui anéantit les actions de la chair.
« Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par le Souffle vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par e Souffle d’Élohim sont fils de Dieu. Et vous n’avez point reçu un Souffle de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Souffle d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! » Romains 8. 13 à 15
Les israélites sortant très récemment d'Egypte n’avaient pas appris la nature de ce combat (sauf certainement Josué et Caleb). RIEN n’empêchait qu’il ne l’apprenne ! Surtout avec le secours de représentations que renvoyaient le tabernacle, les instruments qui y étaient et le sacerdoce. RIEN ne les empêchait d’apprendre. ET LE SOUFFLE ÉTAIT DÉJÀ PRÉSENT.
De même nous aujourd’hui avons à apprendre à marcher en nouveauté de vie.
« Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Mashiah est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. » Romains 6.4
A nous de marcher en nouveauté de vie : car qui n’a pas dans sa vie d’idoles concrètes ou mentales, qui est exempt d'orgueil ou de vanité, qui a les pensées d’Adonaï et qui est saint ?
Encourageons-nous les uns les autres à faire de même.