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Note : un autre terme hébreu (emeth) aux mêmes racines que aman, porte les mêmes nuances: foi – fidélité - relation.

 


 

Notre temps, plus que jamais, nécessite notre foi.

Si Yéshoua a émis un doute sur l’existence de la foi sur la terre en cette fin du temps de la grâce (Luc 18.8) , Il n’a jamais dit que la foi serait absente.

Pourtant, cette foi est bien mal en point…. Et, si j’ose dire, elle a besoin de bien être chargée en huile, comme nous le rappelle la parabole des dix vierges.



Revenons à ce que signifie « croire ».

Le terme « foi » n’existe pas tel quel en hébreu*. Ce terme désigne par exemple l’attitude d’Abraham lors des promesses d’Adonaï au sujet d’un peuple qu’il engendrerait.

« Abraham crut (aman) en יְהוה Adonaï; et Il lui compta cela comme justice. » Genèse 15.6

Il inclut en hébreu la notion de fidélité, comme celle d’un père ou d’une nourrice pour un enfant. Abraham voit Adonaï comme un père en qui on fait confiance parce qu’il est fidèle. Il répond par sa propre fidélité (confiance) à la fidélité qui l’a accompagnée pendant son tumultueux périple.

*Bien sûr, on peut traduire par "croire" ou "foi", mais le sens est bien plus profond et de fait, aucun mot en français n'est susceptible d'apporter une idée précise de ce sens.

L’idée de relation est forte. La foi n’est plus un acte isolé, du style « je crois une fois pour toute ». Elle est le fruit d’une relation continue. C’est un état engendré par la filiation à un Père fidèle.

 

Pour une fois, il en est de même pour le grec. D’ailleurs les traducteurs du b’rit Hadashah depuis le grec traduisent également ce terme « pistis » par fidélité et aussi engagement. Il ne s’agit donc pas d’un acte isolé. Dire un « je crois » authentique est le fruit d’une fidélité, d’un engagement. Il n’existe cependant pas en grec, comme c'est le cas en hébreu, ces notions de paternité, cet aspect nourricier.

Le grec, comme nos langues nationales, est plus pauvre que l’hébreu pour nous communiquer les richesses des pensées d’Elohim.

Pour résumer, « croire » sincèrement Adonaï n’est jamais un mal, ne serait-ce qu’une fois… mais si la relation ne s’établit pas cela tournera rapidement court, la foi attendue par notre Adonaï s’éteindra… La trouvera-t-on sur la terre ?

 

 

La question : comment établir une relation ?

 

Tout homme est appelé à d’abord recevoir des soins nourriciers puis paternels… et à vouloir les recevoir. Vivre d'abord la paternité d'Adonaï, saisir sa fidélité.

 

« Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole du Mashiah ». Romains 10.17

Le Mashiah EST le tanakh et le b’rit hadashah Vivant.

Comme Parole, il a toujours été présent lorsque des écrivains (Moshe, psalmistes, scribes, prophètes, apôtres) furent mandatés de la transmettre par écrit.

L’écrit est très important.

C’est un sage conseil d’y plonger abondamment ses regards, dans le seul but, avec prière, d’y rencontrer le Mashiah, Yéshoua, qui nous mène à son Père, Adonaï, notre Elohim. Donc, établir, cultiver une relation, en vue de l'obéissance pratique, dit Jacques.

« Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère, non pas en l’écoutant pour l’oublier, mais en la pratiquant activement, celui-là sera heureux dans son action même. »Jacques 1.25

Etablir une relation avec la Torah Vivante, Yéshoua, nous introduit toujours plus près du coeur du Père.

Cette proximité avec la Parole écrite et vivante n’est pas facultative pour oser dire « je crois » avec assurance, pour oser le dire de telle façon que les évènements extérieurs toujours plus angoissants ne nous accablent pas et ne nous dominent pas.

Et bientôt les persécutions ouvertes frapperons, car cela va arriver pour tous les disciples de Yéshoua (c’est déjà là pour certains !).

La question de Yéshoua est toujours là : « trouverai-je la foi sur la terre ? »

Une relation profonde avec le Père par le Fils. Une obéissance comme celle d’Abraham.

« Abraham a obéi à ma voix, et a gardé ce que je lui avais ordonné, mes commandements (mitzvot), mes statuts et ma loi (Torah).» Genèse 26.5 v. Ost. *

L’idéal : une confiance de petit enfant, nourrie d’une relation filiale, relation née d’un contact constant avec la Parole vivante.




 

C’est la parabole des 10 vierges qui nous interpelle avec force maintenant : soyons parmi les 5 qui ont pris assez d’huile pour les temps qui viennent : les vierges sages.

Il est encore temps d’augmenter notre réserve d’huile pour être de ceux qui seront prêts.

Devant ce qui vient, un jour ce sera trop tard pour la charger en suffisance. Les vierges non sages subirons.

Les évènements terribles « bloquerons » les vierges non sages et atteindrons trop leur âme pour pouvoir être efficace comme combattantes du Royaume. Elles « survivront » cependant et pourrons encore se repentir et apprendre la fidélité d'Elohim si elles le veulent (le temps de grâce ne sera pas encore à son terme). Tout cela certainement à un très grand prix, mais elles seront inefficaces pour le royaume d’Elohim dans le contexte terrible qu’elles vivront.

 

Evitons cette folie.

 


Chargeons nos lampes de la Torah vivante

et vivifiante comme les vierges sages !

 

 

 

 

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