Publié par Luc Henrist, pasteur « spécialisé » au sujet d’Israël, sur sa page facebook. C’est un article rédigé par un de ses amis, prénommé Thomas.
Puisse ce beau mouvement décrit dans cet article, être dirigé vers la reconnaissance de la torah d’Élohim, vers les vérités révélées dans le tanakh et ne pas sombrer dans une acceptation aveugle de la torah orale des rabbins, comme cela semble être le cas pour plusieurs.
Puisse aussi ce beau mouvement se purifier et s’unifier par la grâce d’Élohim en Yéshoua, notre Adon, et éviter de succomber « à tous vents de doctrine ».
Puisse les amoureux de la torah l’étudier POUR EUX-MÊMES et non seulement au travers de ce qu’on leur dit.
Nous aimons les juifs et les considérons comme des frères ainés, s’ils sont en Yéshoua. Par dessus tout nous attendons la révélation des fils d’Israël qui sont davantage encore que le judaïsme. Ils ont été, sont et seront l’accomplissement de la Parole de Yéshoua : « Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israël ». Matthieu 15.24
Note : les mots dieu, éternel, saint esprit, …, ont été remplacés par les mots hébreux parfois translittérés.
Article de Thomas ( …… ? )
Même en plein confinement, certains continuent de m'écrire pour me remettre dans "leur droit chemin", bien sinueux selon moi, et me disent des choses semblables à celles-ci :
« La loi de Moïse, c'est du passé, c'est terminé », « Pour nous chrétiens, en Christ, nous ne sommes plus sous le régime de la loi mais de la grâce, etc., » ...
Comme si la Loi divine était incompatible avec la grâce, certains décident donc de la jeter derrière leur dos, comme il est dit, sous la forme d'une réprimande : « Ils jetèrent ta loi derrière leur dos » (Néhémie 9:26)…
Bien heureusement, je remarque avec une certaine satisfaction que ce discours se fait de moins en moins fréquent...
Je reçois beaucoup de mails et je puis affirmer que ces dernières années, beaucoup de croyants, des chrétiens notamment, montrent une belle humilité et reconnaissent les nombreuses erreurs enseignées au sujet de la terrible doctrine de l'abolition de la Loi de Moïse (Torah). De plus en plus décident de réviser leur position doctrinale et de s’aligner réellement avec l’Écriture en venant étudier "sur les bancs de l’école". A la bonne heure !
Finalement, on pourrait presque dire que « le monde se divise en 2 catégories » :
- Il y a ceux qui renient leur racine et ceux qui retournent aux racines…
- Il y a ceux qui ont goûté combien il est bon de retourner et de marcher sur les anciens sentiers, et il y a ceux qui « répondent : Nous n'y marcherons pas. » (Jérémie 6 :16).
C’est ce que dit le prophète en parlant de cette deuxième catégorie, dont ses membres sont encore malgré tout trop nombreux :
« Mon peuple suit des sentiers, des chemins non frayés. » (Jérémie 18 :15)
Comme dirait le Hafets ‘Haïm, une autorité incontestée dans tout le judaïsme :
« De même, certains veulent annuler les lois de la Torah en s’efforçant de trouver toutes sortes de raisons de permettre ce qui était interdit, alors que d’autres ne se donnent même pas cette peine ; ils déclarent ces commandements nuls et non avenus… »« Ils transgressent ta loi. »(Psaumes 119 :126) dit David, animé du ruah hakodesh. « David dira à propos de ces derniers : au moment où se multiplient ceux qui « ont annulé Ta Torah (Loi de Moïse) », « le temps est venu d’agir pour יְהוה» :Au lieu de rentrer dans des discussions avec eux, il nous incombe de renforcer l’étude de la Torah et de rehausser par nos actes l’honneur du Ciel ; de la sorte, ils disparaîtront d’eux-mêmes ! »
Quelles belles paroles de sagesse agréables au cœur ! C’est dans cette direction que je te propose d’aller ! En effet, la Loi n'est-elle pas la vérité (Psaumes 119 :142) ? N'est-elle pas bonne, sainte et juste (Paul dans Romains 7 :12) ? Eh quoi ! Nous ne serions plus sous le régime de la vérité, de la sainteté, de la justice et de la bonté ?
Il y a un mot à cette folie, cela s'appelle l'Apostasie.
Certains sont rebelles et impies, ce qui est déjà très grave, mais ils ont au moins ceci : leurs transgressions sont franches et ils ne se dissimulent pas sous des apparences de piétés. Mais d’autres, bien plus néfastes, se disent croyants mais s’obstinent à comprendre et à interpréter les écrits Juifs des auteurs Juifs de l'Alliance Renouvelée, avec une pensée libérale païenne occidentalisée…
Ceux-là, sous des apparences de piété, résistent et s’opposent à la Loi divine en falsifiant plusieurs textes du « Nouveau Testament ». Ce sont les plus dangereux car ils prennent dans leur filet les âmes mal affermies.
Tant que יְהוה me prête vie, je crois que je ne me lasserais pas de parler de ces choses, étant intimement convaincu que cela fait partie d'un appel reçu « non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Yeshoua le Messie (Jésus-Christ) et Elohim le Père » (Galates 1). Ainsi donc, avec David, nous sommes de plus en plus nombreux à le déclarer : peu importe tous les confinements et les déconfinements de ce siècle, « Moi, je fais mes délices de ta loi (...) » (Psaumes 119 :70)
Et puisque cette semaine nous étudions la portion d’Ecriture (paracha) Emor qui signifie "Parle", alors parlons. Il convient en effet de parler et « d'insister en toute occasion, favorable ou non » (2 Timothée 4 :2)
Et quelle belle occasion, favorable cette fois, puisque la paracha Emor est la paracha des fêtes de יְהוה par excellence.
Est-il besoin de rappeler que Les fêtes sont des commandements divins dont David et Paul, pour ne citer que ces deux modèles pour les croyants, se délectaient et s’empressaient d’observer ? Un chapitre entier est consacré aux fêtes du Elohim vivant dans Le livre de la vérité… Cela devrait attirer sérieusement l'attention des enfants de Elohim qui ont pour vocation de suivre en esprit, en vérité, en action, et pas qu'en parole, les très saintes prescriptions du Élohim de Paix.
En effet, Rachi, ce célèbre commentateur nous livre un commentaire à la fois simple et percutant sur lévitique 22 : 31-33 :
« Je suis יְהוה » : « Sache qui a ordonné cela, et que ce ne soit pas chose futile à tes yeux », « Accomplissez-les [Mes commandements] » : « C’est la pratique », « Ne profanez point mon saint nom » : « En transgressant délibérément mes paroles. » « Qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte » : « À cette condition [la pratique des commandements et non leur transgression] » « Je suis HaShem (Élohim) » : « Digne de confiance pour récompenser »
Ici, on le voit sans l’ombre d’un doute :
Le ruah hakodesh (souffle de la sanctification) insiste sur l’insondable importance de marcher dans la sanctification, de garder les commandements de Élohim et de sanctifier ainsi Son Nom par notre conduite et notre obéissance. Les fêtes de Élohim, réparties à des moments précis et stratégiques tout au long de l’année, au fil des mois, sont comme des stations posées sur notre chemin de foi. Il s’agit de stations précieuses et riches en enseignements qui nous permettent de nous ressourcer et de nous remettre en question au sujet de la sainteté de notre marche avec Élohim et de croître dans Ses voies.
Les fêtes du Roi permettent en effet de nous corriger afin de grandir toujours plus dans la sanctification. C’est d’ailleurs précisément pour cela, qu’immédiatement après la paracha consacrée à la sanctification (Kedochim, lévitique 19 :1 à 20 :27), nous avons la paracha des fêtes (Emor, Lévitique 21 : 1 à 24 : 23) ! Le lien est évident : pour se sanctifier pleinement et marcher d’un pas joyeux dans cette direction bénie, il est bon de ne pas négliger les fêtes de Élohim.
Nous pourrions utiliser une image intéressante :
Si l’obéissance forme les rails du chemin de foi et de sanctification du croyant, alors les fêtes de יְהוה sont semblables aux différents postes d’aiguillage et de ravitaillement. Elles sont précieuses pour redonner des forces, aiguiller correctement le croyant dans la bonne direction, corriger les écarts et les déviances possibles en vue de le mener à bon port, c’est à dire au Royaume de Elohim.Sans ces rails et ces postes d’aiguillage et de ravitaillement, le croyant, ainsi privé de bénédictions et de direction, aura un chemin de foi probablement bien plus compliqué et difficile, qu’à Élohim ne plaise !
C’est ce que dit le Livre de la vie : « pourvu que tes fils prennent garde à leur voie, pour marcher dans ma loi » (2 Chroniques 6 : 16) Les fêtes de יְהוה sont comme des oasis spirituels dans notre marche vers le Royaume. Ce sont des moments précieux, divins, qui nous permettent de renouveler notre armure spirituelle. Si les fêtes du Roi des armées étaient abolies, caduques, facultatives ou sans importance comme l’enseignent plusieurs en raison d’une mauvaise lecture des textes de l’Alliance, alors posons-nous la question :
Pourquoi Paul, censé être un des modèles du christianisme, se serait-il empressé d’aller observer une fête de Élohim à Jérusalem comme il est dit : « Il faut absolument que je célèbre la fête prochaine à Jérusalem; » (Actes 18 : 21) ?
N’est-ce pas le même Paul qui déclara aux Philippiens : « Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. » (Philippiens 4 : 9) ?
Est-ce là une façon de suivre un modèle : Prendre ce qui nous arrange et rejeter ce qui nous dérange tout en continuant à claironner qu’il s’agit de notre modèle ? Et pourquoi un chapitre entier (lévitique 23) est donné pour le peuple de Élohim sur lequel les chrétiens viennent se greffer par leur foi dans le Rabbi et Messie Yéshoua ?
Certains, et non des moindres, tiennent pourtant ce discours :
« Ce sont des fêtes Juives ! » ; « Elles ne sont que pour les juifs ! » ; ou encore : « nous sommes chrétiens, et pas Juifs ! Jésus a aboli ces fêtes ! » …
Aïe ! Mon oreille spirituelle souffre d’entendre cela trop souvent encore. N’est-il pas dit : « Les fêtes de יְהוה, que vous publierez comme de saintes convocations, ce sont là MES fêtes. » (Lévitique 23 : 2).
Si encore ceux qui n’observaient pas certaines lois divines, par ignorance ou par rébellion, ne discouraient pas vainement à ce sujet et ne décourageaient pas, par de faux enseignements malheureux, ceux qui désirent suivre plus en profondeur la parole du Élohim vivant et Ses Saintes Ordonnances…
Le discours peut sembler un peu dur alors je tiens ici à être clair : j’aime mes frères et sœurs chrétiens, qu’ils soient catholiques ou protestants, évangéliques, etc., et je sais qu’il y en a de nombreux qui sont vertueux, humbles et sincèrement animés de cet amour de la vérité si précieux.
Grâce à Élohim, j'ai pu échanger avec plusieurs d'entre eux et même si nous ne sommes pas d'accord sur tout, le lien de la paix est conservé. On reconnait ces personnes à leur écoute, leur humilité, leur courtoisie, leur patience, leur respect, leur douceur et par le fait qu’elles évoluent, se repentent régulièrement et sont capables de réviser leur position lorsqu’elles s’aperçoivent qu’elles s’étaient trompées.
Mais il faut en parler : il y en a beaucoup, dont la « voix porte » et qui insidieusement, font passer, dans leur conversation ou leur enseignement public, des messages indignes de la vérité. J’ai été choqué de voir que plusieurs, même parmi des anciens, dans le monde « chrétien évangélique », vont jusqu’à condamner les croyants des nations qui ont ce saint désir d’observer les fêtes de יְהוה, en leur affirmant « qu’ils renient Christ » en agissant de la sorte !
Pesons-nous la folie de ce discours ?
On qualifie les croyants sincères de renier le Messie et de faire le mal pour la simple raison qu’ils ont à cœur d’obéir aux saints commandements de Élohim et de faire le bien ? Quitte à te choquer, je crois de tout cœur que c’est ici un pur blasphème et un outrage terrible que de parler de la sorte. Car Esaïe 5 :20 est clair : Ce discours attirent la malédiction : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal »
Que יְהוה puisse tous nous pardonner, car en vérité je crois que nous sommes sérieusement affectés par l’Apostasie et tous, nous en sommes atteints, à des degrés plus ou moins sévères.
D'autres encore prennent un verset connue de Paul - « lettre tue, mais l'esprit vivifie » (2 Corinthiens 3:6 ) - et en pervertissent le sens en enseignant, en substance : la loi tue, la loi est donc abolie, seul l’Esprit compte ! Même Édouard Philippe, au moment précis où j’écris ce message, vient d’envoyer, en allusion involontaire, un message aux croyants qui tiennent ce discours et qui abolissent la loi sous prétexte que seul l’Esprit compte ! Au sujet des lois de déconfinement il dit : « Ce qui compte le plus, dit-il, c’est l’esprit de la règle », ce qui, nous sommes bien d’accord, n’abolit nullement les lois de déconfinement !
« La sagesse crie dans les rues, Elle élève sa voix dans les places : Elle crie à l'entrée des lieux bruyants; Aux portes, dans la ville, elle fait entendre ses paroles » (Proverbes 1 :20-21)
S'il est possible, puisse le grand nombre entendre « la sagesse crier dans les rues » et faire preuve de bon sens en considérant ce que יְהוה enseigne au travers de toute chose et de tout être vivant et ici, au travers d’Edouard Philippe ! Ainsi donc, par la grâce de Élohim déployée dans le grand Avocat en Chef, le Messie et Rabbi Yéshoua, il n’est pas trop tard pour bien faire.
Nous sommes dans une période bénie où la sagesse continue de crier « dans les rues ». Nous avons la possibilité de découvrir les Ecritures avec une profondeur nouvelle et unique dans l’Histoire. L’occasion nous est donnée par le Ciel de corriger un certain nombre de nos erreurs passées. Il y a ici un test d’humilité et d’amour de la vérité pour beaucoup. Il est clair que cette période pandémique Historique que nous vivons vient nous rappeler à l’ordre sur un certains nombres de points.
Et au sujet de la crise que nous vivons, n’en déplaisent à certain, L’Élohim de toute chair est très clair :
« Sachez donc que c'est moi qui suis Élohim, Et qu'il n'y a point d’Élohim près de moi; Je fais vivre et je fais mourir, je blesse et je guéris, Et personne ne délivre de ma main. » (Deutéronome 32 :39)
Cette période de crise mondiale nous permet de prendre du temps pour considérer toutes ces choses et corriger le tir avec l’aide du Ciel. Nous sommes toujours en confinement, on parle de déconfinement mais nul ne sait ce qu’il en sera réellement et concrètement dans l’avenir.
Mais il y a ceci de certain :
Quel que soit l’issue des événements, nous avons tous à nous repentir, à différent niveaux, nous avons à laver notre robe, afin de nous préparer à accueillir le Messie de la meilleure façon possible. Puisse יְהוה nous donner de prendre en considération tous les messages qu’Il nous envoie en ce temps particulier, et agir en conséquence.