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Les commentaires du livre de Job sont plutôt rares. Il est vrai que le livre de la bible qui raconte cette histoire contient beaucoup de passages qui semblent répétitifs : d’un côté des « pseudo amis » qui cherchent à confondre le pauvre Job et de l’autre un Job souffrant qui se justifie.

En gros on retient l'introduction qui se réfère au riche passé du « héros » ainsi qu'à l'origine de l'épreuve de Job,  et une conclusion très édifiante : Job approfondit sa relation avec Élohim

« Je ne te connaissais que par ouï-dire, maintenant, mes yeux t’ont vu. » Job 42.5

 

Dans ce qui va suivre, je propose des pistes de lectures de ces textes faits de longs discours, à priori un peu rébarbatifs, une pensée qui je l’espère peut amener à une autre compréhension du texte, à d’autres trésors pour notre foi, sachant que «  tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les écritures, nous possédions l’espérance » Ro 15.4.

Rien de définitif donc… tout devant être examiné par une qehila vigilante. A votre discernement, SVP.



A - Le « mal » de Job

Citations au sujet de ce que Job pense, ressent pendant ce moment accablant pour lui. J’ai noté quelques citations mais il en existe beaucoup plus qui tournent autour du même thème. Je vous les  laisse découvrir.

 

Citation 1.

« Mes frères, il les a écartés de moi, mes relations s’appliquent à m’éviter.
Mes proches et mes familiers ont disparu, les hôtes de ma maison m’ont oublié.
Mes servantes me tiennent pour un intrus, je suis un étranger à leurs yeux.
Si j’appelle mon serviteur, il ne répond pas, et je dois moi-même le supplier.
Mon haleine répugne à ma femme, ma puanteur à mes propres frères.
Même les gamins me témoignent du mépris : si je me lève, ils se mettent à dauber sur moi.
Tous mes intimes m’ont en horreur, mes préférés se sont retournés contre moi. »

Job 19.13 à 19

 

Citation 2

« Et maintenant elle ( ma souffrance, la malveillance) me pousse à bout ; tu as frappé d’horreur tout mon entourage et il me presse, mon calomniateur s’est fait mon témoin, il se dresse contre moi, il m’accuse en face ;
sa colère déchire et me poursuit, en montrant des dents grinçantes. Mes adversaires aiguisent sur moi leurs regards, ouvrent une bouche menaçante. Leurs railleries m’atteignent comme des soufflets ; ensemble ils s’ameutent contre moi. »

Job 16. 7 à 10

 

Citation 3

« Et maintenant, je suis la risée de gens qui sont plus jeunes que moi, et dont les pères étaient trop vils à mes yeux pour les mêler aux chiens de mon troupeau.
Aussi bien, la force de leurs mains m’eût été inutile : ils avaient perdu toute vigueur, épuisée par la disette et la famine, car ils rongeaient les racines de la steppe, ce sombre lieu de ruine et de désolation ; ils cueillaient l’arroche sur le buisson faisaient leur pain des racines de genêt.
Bannis de la société des hommes, qui les hue comme des voleurs, ils logent au flanc des ravins, dans les grottes ou les crevasses du rocher.
Des buissons, on les entend braire, ils s’entassent sous les chardons.
Fils de vauriens, bien plus, d’hommes sans nom, ils sont rejetés par le pays.
Et maintenant, voilà qu’ils me chansonnent. Qu’ils font de moi leur fable !
Saisis d’horreur, ils se tiennent à distance, devant moi, ils crachent sans retenue.
Et parce qu’il a détendu mon arc et m’a terrassé, ils rejettent la bride en ma présence.
Leur engeance surgit à ma droite, épie si je suis tranquille et fraie vers moi ses chemins sinistres. »

Job 30.1 à 12

 

David s'est trouvé dans une situation tout à fait identique:

« Je suis injurié par tous mes adversaires, plus encore, par mes voisins ; je fais peur à mes intimes : s’ils me voient dehors, ils fuient.
On m’oublie, tel un mort effacé des mémoires, je ne suis plus qu’un débris.
Et j’entends les ragots de la foule : « Il épouvante les alentours ! »
Ils se sont mis d’accord contre moi, ils conspirent pour m’ôter la vie. »

Psaume 31.12 à 14

 


 

En relation avec l’introduction du livre, on s’attendrait à ce que les plaintes de Job portent surtout sur ses pertes (famille, biens, richesses, ….) et sur les souffrances physiques qu’ils ressent dues aux maladies qui l’accablent.

Par exemple :

« Mais quand je parle, ma souffrance ne cesse pas, si je me tais, en quoi disparaît-elle ? » 16.6 & 7

«  La nuit, le mal perce mes os et mes rongeurs ne dorment pas. » 30.17

Elles portent aussi sur le fait qu’Élohim ne lui répond pas et paraît injuste à son sujet. Il parle même de rejet de Sa part. (« il m’a jeté »)

« Je crie vers Toi et tu ne réponds pas ; je me présente sans que tu me remarques. Tu es devenu cruel à mon égard, ta main vigoureuse sur moi s’acharne. » 30.20 & 21

« Oui, Dieu m’a livré à des injustes, entre les mains des méchants, il m’a jeté. » 16.11

On trouve aussi la foi et l’espérance de Job comme ici :

« Je sais, moi, que mon Défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière. Après mon éveil, il me dressera près de lui et, de ma chair, je verrai Dieu. » 19.25 & 26

 

Cependant, la douleur principale de Job provient du fait qu’il est « lâché » par tous, abandonné, objet de la critique des autres, voire même laissé pour compte par Élohim lui-même, le tout exprimé dans ce style emphatique et poétique si poignant.

Un homme peut souffrir physiquement et cette douleur diminue certes sa tolérance à la frustration. Chacun a expérimenté cela. Mais le pire est de se retrouver isolé, seul, sans appui, dans un désert moral. C’est le cas de Job.

Deux constats.

1- C’est ce que le Fils de l’homme, Yéshoua a exprimé sur la croix :« Élohaï, Élohaï, lama sabaqtani ! » Ce qui se traduit : « Mon Élohim, mon Élohim, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Marc 15.34

2- Après avoir affirmé que le plus grand commandement est d’aimer Élohim, la suite logique est d’aimer son prochain.

« Yéshoua lui répondit :  Tu aimeras Adonaï, ton Élohim, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable :   ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » Matthieu 22.37 à 40

Qu’est-ce que cela nous enseigne ? Oui, nous comprenons que notre devoir est d’aimer (agape) notre prochain. Mais il y a davantage: cela veut dire aussi que chacun a besoin d’être aimé (agape), non seulement par notre Élohim mais aussi par les autres proches (prochain).

Or c’est ce qui manque cruellement à Job… Au lieu qu’on lui manifeste quelque compassion, quelque compréhension, on lui manifeste reproches et critiques,



La plainte majeure de Job porte sur l’abandon, d’Élohim parfois, mais surtout des autres, de ceux qui devraient lui être proches. Son prochain. Ce résumé de la loi (aimer (agape) Élohim et son prochain) répond au besoin le plus fondamental de l’homme : être aimé. D’ailleurs le plus puissant moyen d’évangélisation porte sur l’amour (agape) manifesté les uns vis-à-vis des autres.

« À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »Jean 13.35

C’est ce qui manqua à Job…

C’est ce qui manque à beaucoup…

 

Note : l’amour-agape ne cache pas la faute de l’autre, mais vraiment l’attitude des amis de Job fut honteuse, on le verra plus loin. Si l’autre a commis une faute, voici ce que Paul en dit :

« Frères, si quelqu’un s’est laissé surprendre par quelque faute, vous qui vous laissez conduire par le Souffle, ramenez-le dans le droit chemin avec un esprit de douceur. » Galates 6.1

 

B - Le « mal » des « amis » de Job

Ces « amis » font preuve de suspicion et accusent. S’il se trouve dans un tel abandon, c’est certainement qu’il existe des raisons ? Ils recherchent la « petite bête », partent du principe qu’il n’y a pas de « fumée sans feu » pour en finir avec de graves et lourdes accusations.

Ce à quoi Job demeure du début à la fin indigné par ces suppositions et accusations.

Il se rappelle son ancienne condition :

« Qui me fera revivre les mois d’antan, ces jours où Élohim veillait sur moi…quand mes pieds baignaient dans le laitage, et du rocher coulaient des ruisseaux d’huile !
Si je sortais vers la porte de la ville, si j’installais mon siège sur la place, à ma vue, les jeunes gens se retiraient, les vieillards se mettaient debout.
Les notables arrêtaient leurs discours et mettaient la main sur leur bouche.
La voix des chefs s’étouffait et leur langue se collait au palais.
À m’entendre, on me félicitait, à me voir, on me rendait témoignage.
Car je délivrais le pauvre en détresse et l’orphelin privé d’appui.
 La bénédiction du mourant se posait sur moi et je rendais la joie au cœur de la veuve.
J’avais revêtu la justice comme un vêtement, j’avais le droit pour manteau et turban.
J’étais les yeux de l’aveugle, les pieds du boiteux.
C’était moi le père des pauvres ; la cause d’un inconnu, je l’examinais.
Je brisais les crocs de l’homme inique, d’entre ses dents j’arrachais sa proie.
Et je disais : "Je mourrai dans ma fierté, après des jours nombreux comme le sable.
Mes racines ont accès à l’eau, la rosée se dépose la nuit sur mon feuillage.
Ma gloire sera toujours nouvelle et dans ma main mon arc reprendra force.
Ils m’écoutaient, dans l’attente, silencieux pour entendre mon avis.
Quand j’avais parlé, nul ne répliquait, et sur eux, goutte à goutte, tombaient mes paroles.
Ils m’attendaient comme la pluie, leur bouche s’ouvrait comme pour l’ondée tardive.
Si je leur souriais, ils n’osaient y croire, ils recueillaient sur mon visage tout signe de faveur.
Je leur indiquais la route en siégeant à leur tête, tel un roi installé parmi ses troupes, et je les menais partout à mon gré. »
Job 29.2 à 25

 

Job se considérait comme un modèle. On peut peut-être lui reprocher tout au plus de s’être complu dans cet état…« ...je disais : "Je mourrai dans ma fierté », «  Ma gloire sera toujours nouvelle ». Nous savons que c’est un mauvais signe peut-être un signe de dérapage, comme le fit Salomon en d’autres circonstances. Mais c’est tout et sans commune mesure avec de ce dont on va l’accuser.

 

Voici le texte d’une accusation commune aux trois premiers amis :

« Serait-ce à cause de ta piété qu’il te corrige et qu’il entre en jugement avec toi ? N’est-ce pas plutôt pour ta grande méchanceté, pour tes fautes illimitées ? Tu as exigé de tes frères des gages injustifiés, dépouillé de leurs vêtements ceux qui sont nus ; omis de désaltérer l’homme assoiffé et refusé le pain à l’affamé ; livré la terre à un homme de main, pour que s’y installe le favori ; renvoyé les veuves les mains vides et broyé le bras des orphelins. » Job 22.4 à 9
Il s’agit d’un questionnement: « Serait-ce ? », « N’est-ce pas plutôt ? »… Pas méchant à première vue puisqu’il ne s’agit que d’une suspicion, un doute. Mais dans le précédent chapitre, « Le « mal » de Job », nous avons lu l’impact dévastateur que ces paroles avaient sur lui.

Notez qu’il s’agit d’une suspicion toujours actuelle : « S’il t’arrive malheur, c’est que tu as péché…. !!! » Eh bien non, pas toujours. Et ce genre de suspicion fait toujours autant mal à celui qui la reçoit. Elles viennent de « l’accusateur de nos frères » (Ap 12.10).

Ici nous ne nions pas qu’un malheur ne puisse enseigner quelque chose à celui qui le subit. Nous contestons la méthode de l’accusateur. La « tristesse » qui vient d’Élohim et qui conduit à la repentance n’a aucun rapport avec cela. Elle conduit à un « mieux » si elle est reçue, et non pas à un « pire » qui va en s'amplifiant comme nous le voyons avec ces fâcheux « amis »

 

C’est Éliphaz de Téman qui va atteindre le summum de l’accusation destructrice, toujours sous la forme d’une supposition meurtrière à l’encontre de Job.

« Veux-tu donc suivre la route antique que foulèrent les hommes pervers ? Ils furent enlevés avant le temps et un fleuve noya leurs fondations. Car ils disaient à Élohim : "Éloigne-toi de nous ! Que peut nous faire Shaddaï ?" Et lui comblait de biens leurs maisons, tout en étant tenu à l’écart du conseil des méchants ! À ce spectacle, les justes se sont réjouis et l’homme intègre s’est moqué d’eux : "Comme ils ont été supprimés, nos adversaires ! et quel feu a dévoré leur abondance !" » Job 22.15 à 20

Job est maintenant considéré comme un adversaire « des justes » et de « l’homme intègre ». Relisez bien : « À ce spectacle, les justes se sont réjouis et l’homme intègre s’est moqué d’eux : "Comme ils ont été supprimés, nos adversaires ! et quel feu a dévoré leur abondance !" »

Et voici le sort réservé à ces adversaires.

«  Il (Élohim) brise les grands sans enquête et en met d’autres à leur place. C’est qu’il connaît leurs œuvres ! Il les renverse de nuit et on les piétine. Comme des criminels, il les soufflette, en public il les enchaîne... » Job 34.24 à 26

Ça y est : Job est taxé d'adversaire, de criminel…. Petit à petit le ton est monté. Dans un cycle répétitif: suspicion du « mal »  et accusations radicales de la part des "amis" puis défense de Job… Petit à petit, les accusations suspectant quelque mal chez Job enflent et finissent par définir les causes du malheur de Job comme conséquence de la criminalité de celui-ci.

 

La violence a augmenté et a atteint un paroxysme...

Élohim y mettra fin… non pas en accusant ou justifiant Job mais en le réduisant au silence devant Sa majesté. Et Job a appris :

« Et Job fit cette réponse à Élohim : Je sais que tu es tout-puissant : ce que tu conçois, tu peux le réaliser.
J’étais celui qui voile tes plans, par des propos dénués de sens. Aussi as-tu raconté des œuvres grandioses que je ne comprends pas, des merveilles qui me dépassent et que j’ignore.
….
Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu. Aussi je me rétracte et m’afflige sur la poussière et sur la cendre. »
Job 42. 1 à 6


Et aux amis :

« Élohim s’adressa à Éliphaz de Téman : "Ma colère s’est enflammée contre toi et tes deux amis, car vous n’avez pas parlé de moi avec droiture comme l’a fait mon serviteur Job.
Et maintenant, procurez-vous sept taureaux et sept béliers, puis allez vers mon serviteur Job. Vous offrirez pour vous un holocauste, tandis que mon serviteur Job priera pour vous. J’aurai égard à lui et ne vous infligerai pas ma disgrâce pour n’avoir pas, comme mon serviteur Job, parlé avec droiture de moi. » Job 42.7 & 8

Pourquoi donc les « amis » ne trouvent pas grâce devant Élohim. Ce n’est pas expliqué clairement, sinon un manque de droiture. En quoi n’ont-ils pas été droit ?

Ils sont venus avec une « théologie » erronée prodiguer des conseils à Job. En deux mots : s’il t’arrive malheur, si tu as perdu tes biens, ta famille, ta santé, c’est parce que tu as péché ! Tu es coupable.

Ce genre de raisonnement n’a pas court… Il ne se trouve aucune « équation » qui affirmerait : péché = malheur. On y apprend que le malheur peut advenir sans péché spécifique… Quoiqu’il en soit le « péché » (terme générique ici) est le partage de chacun que l’on soit dans le malheur ou non… C’est ce qu’il convient de saisir.

Aussi, lorsque nous sommes devant une situation telle que celle de Job, la première approche n’est pas de chercher la faute chez l’autre… en fait ce ne doit jamais être notre approche. La faute spécifique, si elle existe, est l’affaire d’Élohim et de l’homme dans le malheur.

Et si par discernement nous comprenons le reproche d’Élohim ou si la personne dans le malheur nous en fait part, notre attitude sera d’aider et non de condamner…

Ces étapes demandent beaucoup de tact et il convient de ne pas être naïf : certains, par exemple, se complaisent dans le malheur pour attirer l’attention; d'autres refusent le changement. Ce genre de situation est un gouffre sans fond pour celui qui aide si elle n'est pas discernée. On ne peut apporter de l'aide, une authentique aide, qu'à ceux qui veulent bien être aidés et PERSONNE ne peut agir en lieu et place d’Élohim. Seule  la présence et parole aimante ainsi que la prière des frères et sœurs est requise.

« Ainsi donc, comme des élus d’Élohim, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’ardente compassion, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.
Supportez-vous les uns les autres et faites-vous grâce réciproquement ; si quelqu’un a à se plaindre d’un autre, comme le Messie vous a fait grâce, vous aussi, faites de même.
Mais par-dessus tout, revêtez-vous de l’amour qui est le lien de la perfection. »

Colossiens 3.12 à 14

 

PS:

Un autre article de Jacob Prasch traitant du discernement peut être consulté, mais il ne concerne pas spécifiquement la situation de Job mais plutôt celle de celui qui est dans l'erreur doctrinale. Cependant les mêmes principes s'appliquent. " Ne Jugez Pas ? "

 


 

 

CONCLUSION

 

Nous avons relevé deux éléments importants dans cet article. Voici le premier.

  1. Le débat entre Job et ses « amis » ne porte essentiellement pas sur les pertes de Job (statut, famille, richesses, santé) mais sur le « péché » de Job. Les « amis » recherchent la cause des malheurs de Job. Ils ne cherchent pas à l’aider mais sont portés vers l’accusation.

    A ceci Job répond en se défendant à un tel point qu’il ne parle que peu de ses pertes réelles. Il entre dans le jeu pervers des « amis ».

  2. Les discussions entre Job et ses « amis » augmentent en intensité et en violence au fur et à mesure que le débat entre eux progresse. Les charges retenues contre Job sont de plus en plus graves.

Nous pouvons convenir qu’il ne se trouve aucune logique dans cet enchaînement. Nous assistons à une montée désespérée vers une tentative de conviction de l’autre (les « amis » contre Job). Nous apprenons donc qu’il est impossible de convaincre qui que ce soit des choses qui concernent le royaume d’Élohim. Seul Lui peut le faire par Son Souffle.

« Cependant, je vous dis la vérité : il est avantageux pour vous que je parte, car si je ne pars pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai.
Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement.
De péché, parce qu’ils ne croient pas en moi,
De justice, parce que je vais vers le Père, et que vous ne me verrez plus,
De jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. » Jean 16.7 à 11

Et :

« Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l'attire. » Jean 6.44

Le livre de Job est donc une leçon pour celles et surtout ceux qui aiment les débat sans fin. Stoppez vos débats et vos discussions vaines.

Les seuls discours qui conviennent sont de cet ordre :

« Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne le Souffle, en expliquant les réalités spirituelles à des hommes spirituels. » 1 Corinthiens 2.13

 


 

Nous avons relevé deux éléments importants dans cet article. Voici le second

Plus une discussion charnelle avance, plus elle tend à devenir violente. En paroles comme dans le livre de Job ou pire en actes…. Comme Lémec.

« Lémec dit à ses femmes : Ada et Tsilla, écoutez ma voix ! Femmes de Lémec, écoutez ma parole ! J’ai tué un homme pour ma blessure, Et un jeune homme pour ma meurtrissure.
Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois. » Genèse 4.23 & 24

On passe de sept fois à soixante-dix-sept (septante-sept) fois dans le cycle du meurtre par vengeance.

Élohim met fin au cycle des violences des « amis » de Job. Il met fin au cycle de la violence du temps de Lémec par le déluge.

« La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence. Élohim regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. Alors Élohim dit à Noé : La fin de toute chair est arrêtée par devers moi ; car ils ont rempli la terre de violence; voici, je vais les détruire avec la terre. » Genèse 6. 11 à 13

 


 

 

Et enfin, Le Fils Yéshoua, a mis fin à la violence en n’y répondant pas lorsqu’elle était dirigée contre Lui.

« Alors Jésus lui dit (à Pierre): Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée.
Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? » Matthieu 26. 52 & 53

Il a mis en pratique son propre enseignement, enseignement qui fait tomber la violence, qui l'apaise. En effet, dans la plupart des cas la violence "s'essouffle" avec la réponse proposée par Yéshoua. 

«  Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la  droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. » Matthieu 5.39 à 41

A cause de cette attitude du Fils envers et contre tout et tous, le Père l’a pleinement justifiée en le ressuscitant d’entre les morts et en lui déléguant provisoirement son trône.

 


 

Cette attitude du Fils peut être la notre car il a vaincu l’aiguillon de la violence et de la vengeance sur la croix.

« … il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. » Colossiens 2.15

« Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce d’Élohim ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés... » Hébreux 12.14 & 15

« Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, fortifiez-vous. » 1 Corinthiens 16.13

« Persévérez dans la prière,  veillez-y avec actions de grâces. » Colossiens 4.2

« Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. » 1 Pierre 5.8

 





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