Sur la grève des femmes (suite et fin)
Conclusions.
Que l’on comprenne. Injustice il y a !
1-
En divisant, cette grève ne rend pas service à toutes celles et ceux qui subissent une injustice et/ou une oppression. Il ne s’agit pas que des femmes.
Elle affaiblit.
Ces manifestations font rire ceux et celles qui ne veulent pas de changement. J'ai constaté ce mépris chez des chefs et dirigeants, même féminins. Hum, il existe de rares exceptions (en Suisse au moins) qui n'ont rien à voir à des appartenances politiques.
2-
Attention. Les femmes qui ont manifesté ne savent pas toutes, loin de là, dans quoi certains organisateurs veulent les entraîner. Sous couvert d’une cause juste, d’autres « chevaux de bataille » se glissent. Nous avons évoqué la promotion de la théorie du genre.
Il y a davantage que l’on pressent dans le ton du manifeste mentionné plus haut. Je le dis parce que je le sais pour l’avoir entendu exprimé clairement, certains ont une visée révolutionnaire. Une rébellion contre « l’ordre établi ». En consultant des manuels d’histoire, chacun peut réaliser que toute révolution (rébellion) a amené une situation pire que la précédente qu’elle a chassé.
Et de plus la présence des femmes à ces manifestations qui n'approuverait pas le manifeste (les femmes catholiques ont défilé), cette présence sera exploitée parce que les organisateurs diront: "vous voyez des dizaines de milliers de femme approuvent la théorie du genre." Je connais personnel-lement comment fonctionnent ces gens.
Un autre oubli majeur : vous ne changerez quoique ce soit qu’en acceptant la nécessité de changer l’homme individuellement, mâle et femelle. Poser des dirigeants « nouveaux » ne changera pas la société.
3-
Méfions-nous des soi-disants progrès sociaux. Exemples :
- En Suisse les hommes pourront bénéficier d’un congé paternité de deux semaines. Devinez qui va payer, les salariés, mâle et femelle, pour moitié au minimum.
- On parle de légaliser le cannabis et de l’offrir à la vente. Ces ventes vont rapporter des milliards aux fabricants. Pas aux employés, mâle ou femelle. Et rien ne sera arrangé pour ce qui est le fond du problème: la consommation de produits toxiques.
Jamais rien n’a été gratuit dans notre monde marchand, y compris des salaires égaux entre femmes et hommes.
4-
Enfin, accuser les femmes de se poser en victimes dans ces manifestations parce qu’elles ne sauraient pas s’imposer autrement, est une insulte pour toutes celles et ceux qui ne peuvent pas s’imposer parce qu’elles n’ont pas reçu les moyens de le faire, financièrement, par situation, par caractère ou autres raisons.
Oui, certains (es) jouent les victimes et profitent tactiquement du système ou de leur entourage. De là à généraliser, le pas est énorme quand on sait qu’un quart de la population d’un pays nanti comme la Suisse peine à se nourrir jusqu’à la fin de chaque mois. C’est le cas dans beaucoup de situations monoparentales, donc de femmes en très grande majorité.
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Il n’y a d’espoir dans le temps présent qu’individuel et non collectif.Vous pouvez changer individuellement, et avoir une influence dans la mesure de votre propre sphère sociale. Une influence qui ne sera jamais un rapport de force.
Vous ne ferez jamais changer qui que ce soit. Et le mettre en oeuvre par la force (guerrière, violente ou légale) ne sera que reproduire le même schéma d'oppression à l’encontre d’autres. De plus l’injustice revient toujours. Quand saura-t-on lire enfin l’histoire des hommes, mâles et femelles ?
FIN