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1 - Les prophètes du Tanakh, Yéshoua comme prophète et les apôtres.
2 - Les faux prophètes dans le Tanakh
3 - La prophétie dans l'alliance renouvelée en Yéshoua
4 - La prophétie aujourd'hui: vérité ou mensonges ?
« En effet, à l’un est donnée par le Souffle une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance - gnosis - selon le même Souffle » 1 Corinthiens 12.8
Le terme grec gnosis, γνῶσις est traduit pour l’essentiel par connaissance dans les textes de l’alliance renouvelée en Yéshoua, et aussi par science.
Qu’est que cette connaissance dans les textes de l’alliance en Yéshoua ?
Listons quelques usages significatifs de ce terme gnosis,
Clairement et de façon certaine, la connaissance dont il est question dans ces textes traduits du grec concerne
Adonaï, notre Élohim et
Ses plans de salut,
accomplis en son Fils unique Yéshoua HaMashiah, notre Adon.
Rappelons. La connaissance au sens où les grecs l’entendaient, essentiellement intellectuelle, comporte une danger majeur: l'orgueil.
« … la connaissance - gnosis - enfle, mais l’amour édifie… » 1 Corinthiens 8.1
Elle n’est rien sans l’amour agape.
« … si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. » 1 Corinthiens 13.2
Dans le langage hébraïque la notion de connaissance implique tout l’être de l’homme, y compris son cœur, son amour et non seulement sa pensée, ses connaissances. Aussi cette différentiation dans le grec entre « connaissance » et « amour » est beaucoup moins nécessaire en hébreu. Ce fut le travail des apôtres de « traduire » la pensée hébraïque en termes accessibles par la mentalité grecque, qui, notons-le, est la nôtre.
Nous pouvons maintenant affirmer avec certitude que la « connaissance » telle que décrite par les apôtres n’a strictement rien à voir avec l’usage que l’on en fait dans les milieux charismatiques de nos jours en parlant de « parole de connaissance ».
Le terme actuel « parole de connaissance » désigne le plus souvent le scénario suivant :
Un leader, du haut d’une estrade ou non, énonce des paroles adressées à une audience. Ces paroles portent généralement et presque exclusivement sur la guérison – physique d’abord, spirituelle ou psychologique éventuellement - qui serait attribuée à l’un ou l’autre des auditeurs de la part de dieu.
Cette pratique est plus qu’incertaine et porteuse de dangers pour les « brebis », particulièrement les plus blessées, qui attendent plus ou moins avidement quelque chose d’Élohim.
J’en suis venu à croire que la pratique en soi est trompeuse et peu digne de foi. Pourquoi ?
Nous avons cette injonction de l’apôtre Jean.
« Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont d’Élohim car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. » 1 Jean 4:1
Nous avons la responsabilité d'examiner toutes choses, c'est à dire de ne pas "avaler" sans discernement ce qui est dit ou fait, quelque soit l'importance ou la renommée des personnes qui interviennent.
Les gens crédules, naïfs ou craintifs, acceptent toutes sortes de "paroles prophétiques" sous prétexte que ceux qui les donnent se présentent comme des envoyés d’Adonaï et feraient des miracles et des prodiges.
Nous avons le devoir d'exercer pleinement et sans crainte notre jugement, pourvu qu'il soit spirituel.
L'audace et l'assurance orgueilleuses des faux prophètes créent la crainte et une soumission aveugle chez leurs auditeurs.
Nous ne devons pas craindre les hommes quels qu'ils soient.
« Quand le prophète parlera au nom de יְהוה Adonaï, et que sa parole ne se réalisera pas et n’arrivera pas, ce sera une parole que יְהוה Adonaï n’aura pas dite. C’est par audace que le prophète l’aura dite : Tu n’en auras pas peur. » Deutéronome 18:22
« Et toi, fils de l’homme, ne les crains pas et ne crains pas leurs discours, quoique tu aies auprès de toi des ronces et des épines, et que tu habites avec des scorpions; ne crains pas leurs discours et ne t’effraie pas de leurs visages, quoiqu’ils soient une famille de rebelles. » Ézéchiel 2:6
Il y a de plus en plus, dans certains rassemblements et parfois dans les églises, des paroles "prophétiques" comme celle-ci :
"Il y a dans l'assistance deux personnes qui pensent au suicide. Approchez-vous, ceux qui souffrent dans leur cœur. Je vais prier pour vous"
"Il y a dans l'auditoire une personne qui a des douleurs dans le dos, le Seigneur la guérit"
"Il y a dans l'assemblée ..." etc.
Que devons nous penser de telles paroles ? Ce ne sont pas des mots sans conséquences, car les gens qui les entendent sont prêts à les prendre pour eux. En fait c'est cela qu'ils sont venus chercher.
Or, malgré les apparences, ces "prophéties" manquent de précision et produisent la confusion car elles ne s'adressent pas directement à "la personne concernée". Comme dans la grande majorité de cas, elles ne se réalisent pas, elles créent de fausses espérances et une fausse foi.
De telles "paroles de connaissance" conduisent beaucoup de personnes dans des comportements dangereux. Par exemple un frère atteint d'une grave maladie qui a reçu "une parole", dans un rassemblement de plusieurs centaines de personnes. Cette parole lancée du haut de l'estrade semblait correspondre à sa situation. Il a arrêté son traitement et en a subi de graves dommages pour sa santé. Ces cas se répètent par dizaines et centaines de fois. Nous devons être vigilants et examiner attentivement ce genre de "prophétie", avant d'y croire.
Examinons maintenant ce type de « connaissance » dans les textes de l’alliance renouvelée en Yéshoua.
Ce n'est pas ainsi que Yéshoua ou ses disciples ont agi. Lorsqu'ils exerçaient une parole de guérison (et non de "connaissance") ; ils ne la lançaient pas à l'improviste dans un auditoire, mais ils s'adressaient directement à la personne concernée.
Par exemple pour Yéshoua :
« Yéshoua dit à l’homme qui avait la main sèche : Lève-toi, là au milieu… étends ta main. Il l’étendit, et sa main fut guérie. » Marc 3.3 & 5
« Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans. Elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins, elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait, et elle n’avait éprouvé aucun soulagement, mais était allée plutôt en empirant. Ayant entendu parler de Yéshoua elle vint dans la foule par derrière, et toucha son vêtement. Car elle disait : Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie.
Au même instant la perte de sang s’arrêta, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Yéshoua connut aussitôt en lui-même qu’une force était sortie de lui ; et, se retournant au milieu de la foule, il dit : Qui a touché mes vêtements ?
Ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Et il regardait autour de lui, pour voir celle qui avait fait cela. La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui s’était passé en elle, vint se jeter à ses pieds, et lui dit toute la vérité.
Mais Yéshoua lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix, et sois guérie de ton mal. » Marc 5.25 à 34
Et pour un apôtre.
« Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui, en devinant, procurait un grand profit à ses maîtres, vint au-devant de nous, et se mit à nous suivre, Paul et nous. Elle criait : Ces hommes sont les serviteurs de El Élyôn (Élohim très haut), et ils vous annoncent la voie du salut.
Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul fatigué se retourna, et dit à l’esprit : Je t’ordonne, au nom de Yéshoua le Messie, de sortir d’elle. Et il sortit à l’heure même. » Actes 16.16 à 18
Jamais ils ne s'adressent à une foule en vue d'apporter la guérison d'une personne spécifique.
La parole de guérison ou de délivrance émise par Yéshoua Lui-même, ou un apôtre est adressée nommément et non à une audience.
Aujourd’hui, n’ayons pas peur ! Exprimons "le message d’Élohim", surtout lorsqu'il va à l'encontre du courant général. Malgré la sollicitation du messager du roi, le prophète Michée ne s'est pas laisser corrompre, ni intimider.
« Le messager qui était allé appeler Michée lui parla ainsi: Voici, les prophètes, d’un commun accord, prophétisent du bien au roi; que ta parole soit donc comme la parole de chacun d’eux! annonce du bien!
Michée répondit: יְהוה Adonaï est vivant ! j’annoncerai ce que יְהוה Adonaï, me dira. » 1 Rois 22.13 & 14
Et ce prophète dans la ligne de Michée sera minoritaire. Probablement seul. Tout comme Elie devant les 400 faux prophètes.
Et j’applique ici immédiatement cette « mitzva » - « j’annoncerai ce que יְהוה Adonaï, me dira. » - pour affirmer que ce qu’on entend aujourd’hui par « parole de connaissance »,
premièrement n’a aucun rapport avec la parole de connaissance selon les écritures puisque celle-ci consiste en la mise en relief des « mystères » qui touche à l’alliance entre Élohim et les hommes, par Yéshoua, et entièrement conforme aux écritures dans leur ensemble,
et deuxièmement, elle est un exercice très dangereux pour les âmes ainsi que pour les vies et elle est peu ou pas du tout « efficace » en termes de parole annonçant la guérison.
Que l’on ne s’y trompe pas : ces pseudo paroles inspirées attirent les foules assoiffées et en peine, à tel point qu’on peut légitimement se demander si elle n’est pas souvent pratiquée dans ce but, consciemment ou non…: attirer les foules et s’assurer la popularité. Elles produisent de mauvais fruit et font du mal. C'est très grave !
A ce titre, ce type de pratique devrait être rayé des pratiques des disciples de Yéshoua. Elle laisse trop de marge au satan et à ses démons pour atteindre les âmes et les corps blessés. La seule pratique convenable en vue de la guérison se devrait d’être centrée sur la « personne concernée » et adressée nommément.
A suivre: Une conclusion