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Abba – Ἀββᾶ - Père - 3
« Notre père des ciels1, que la sainteté de ton nom soit respectée (reconnue), ton royaume vient, ton vouloir se fait, comme aux ciels, sur la terre aussi.
Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ; pardonne-nous nos offenses (dettes2 ), comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés (à ceux qui ont des dettes envers nous2) ; ne nous expose pas à la tentation (préserve-nous de la
tentation, ne nous fais pas entrer dans la tentation), mais délivre-nous du mal(in). »
« des ciels » ou « qui est aux cieux »
Il m’a paru étrange que cette mention soit faite dans une prière donnée par Yéshoua comme modèle pour nous. L'expression est à l'opposé de celle vue dans la 2ème partie (Notre père). Proximité (notre) contre éloignement (les ciels ou les cieux).
Rappelons qu’Il s’associe à nous (notre Père) en nous la disant et il le fait comme Fils de l’homme, semblable à nous. « les ciels » ou « les cieux » : ce terme est souvent employé dans le tanakh pour désigner un lieu dans lequel se trouve l’Elohim d’Israël.
« Nul n’est semblable à Elohim, ô Yechouroun, il chevauche les cieux (pour venir) à ton secours,... »Deutéronome 33.26
« hwhy Adonaï est dans son saint temple, lhwhy Adonaï a son trône dans les cieux » Psaume 11.14
On comprend que même les anciens désignaient ce lieu faute de mieux, comme une analogie pour désigner un « lieu » qu’ils ne pouvaient sonder, ni comprendre.
«hwhy Adonaï est élevé au-dessus de toutes les nations, sa gloire est au-dessus des cieux. » Psaume 113.4
Ici « au-dessus des cieux ». Tout comme ici :
« Sa majesté domine la terre et les cieux. » Psaume 148.13
Il s’agit donc d’un superlatif, comme l’a écrit Moïse.
« Voici qu’à hwhy Adonaï, ton Elohim, appartiennent les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qui s’y trouve. » Deutéronome 10.14
Il est plus que les cieux des cieux puisqu’Il les a créé. C’est ce que constate aussi Salomon.
« Voici que les cieux et les cieux des cieux ne peuvent te contenir : combien moins cette maison que je t’ai bâtie... » 1 Rois 8.27
Nous constatons que « les cieux » et les expressions qui sont associées à ce terme désignent toujours une idée superlative de grandeur, de majesté, de stupeur, d’étonnement et surtout, comprenons-le bien, le fait que nous ne pouvons Le comprendre dans l’essence de son être pas plus que nous ne pouvons « comprendre » le lieu de Sa demeure. Une lumière inaccessible, dira Paul, que Le Fils élevé à droite du Père connaît déjà.
L’Adon Yéshoua HaMashia…., que manifestera en son temps le bienheureux et seul souverain, le roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. Amen !
Le contraste est manifeste et saisissant: auparavant le Fils a proclamé sa proximité en disant « notre Père » et maintenant, Yéshoua nous place devant l’innommable, le distant, l'incompréhensible, hwhy, qui a donné Son NOM à la demande de Moïse pour nous dire qu’IL EST de façon permanente... Autant dire, une dimension qui nous est innaccessible.
Voilà qui pose le cadre de la prière : des créatures finies s’adressant à leur Créateur infini et grâce à l’association que le Fils fait avec nous (notre Père).
En deux expressions, de la façon la plus condensée qui soit, nous avons là le fond du message de la bessora tova (bonne nouvelle). Par le Fils (qui s’associe à nous, présent en chair puis glorifié) nous avons accès auprès du Père infini.
« car par lui, nous avons les uns et les autres accès auprès du Père dans le même Souffle. » Ephésiens 2.18
Le Fils a rendu le ciel et son Père dont c'est la demeure, proche de nous.
Chaque parole de cette prière est chargée d’un sens hors du commun et nous ne faisons ici qu’en examiner une frange, j’en suis convaincu.